Sous l’orage : L’ultime épreuve à Belle-Île et en Gaspésie 🇫🇷🇨🇦
Perdre son passeport… sous 2 mètres de neige au Québec ❄️🇨🇦
Je fais du volontariat en hiver dans un éco-village, au cœur de la campagne québécoise.
Mon père vient juste de me rendre visite (lire l’interview). Il est déjà reparti en France (à cause du Covid mais c’est une autre histoire !)
Un matin, je me rends compte que mon passeport a disparu.
Je fouille partout, retourne ma chambre, interroge mes colocataires. Rien. Je finis par me dire qu’il doit être tombé dehors, sous la neige.
Je me lance dans une recherche désespérée, mais le tas de neige est immense et recouvre tout.
Après plusieurs heures à fouiller, je fais une déclaration à la police et entame des démarches pour refaire tous mes papiers.
Une galère administrative doublée d’un froid polaire.
Mais cette mésaventure m’a appris l’importance de garder une copie numérique de mes documents essentiels.
Et surtout, de toujours avoir un plan B quand on part dans un endroit aussi isolé.
Intoxication Alimentaire Sévère au Pérou dans la Vallée Sacrée des Incas 🇵🇪
C’était vraiment le moment le plus difficile de tout mon voyage en Amérique Latine.
Je n’ai jamais été malade à ce point.
Je suis partie voyager autour de la vallée sacrée des Incas pendant une semaine, jusqu’à Ollantaytambo.
En chemin, j’ai trouvé un marché aux couleurs très locales…
Et j’ai eu la bonne idée de m’acheter un Ceviche. Du poisson cru… en montagne, à Urubamba, entre Cusco & Machu Picchu.
Finalement – Très mauvaise idée.
Le poisson ne devait pas être frais ou mal transporté dans le camion.
Je suis assise sur cette petite chaise bleue à côté de tous ces gens et je sens un picotement intense dans ma gorge.
Je commence à me sentir vraiment pas bien, des nausées, palpitations, sueurs…
Wow, qu’est ce qu’il m’arrive ?
Intoxication Alimentaire violente ?
Je décide de partir et de prendre un tuktuk au plus vite.
J’ai envie de dormir.
Je m’endors même sur un monsieur péruvien dans le tuktuk.
Je vis un enfer – et je finis par me diriger à la hâte vers Ollantaytambo pour trouver un hébergement.
Je suis vraiment dans un sale état, à peine arrivée en ville : je m’assois, met ma tête sur mes genoux et veut m’endormir.
Mince… Finalement, j’arrive à me relever et trouver un hébergement.
Je vais être malade pendant 1 semaine, même revenir de la vallée sacrée des Incas par Cusco me paraît impossible.
Je ne mange pas pendant une semaine – un poison ce ceviche !
Un souvenir douloureux… J’ai appris qu’on ne pouvait pas manger ou boire local partout dans le monde.
Carte bancaire piratée à Wellington, Nouvelle-Zélande 🇳🇿
Je me souviens très bien de mon passage à Wellington, où ma carte bancaire a été hackée depuis le Japon. Deux transactions suspectes de 50 euros chacune ont été prélevées par Apple Inc.
Et là, ça m’a mis une grosse claque : je ne comprenais pas ce qui se passait.
En paniquant, je contacte immédiatement ma banque pour leur poser la question :
« Qu’est-ce que c’est que cette transaction ? »
Dès qu’ils ont pris connaissance de l’incident, ils ont immédiatement bloqué mon compte bancaire.
Me voilà donc sans un sou en poche, avec seulement 8 dollars en liquide.
Je ne connaissais encore personne dans la ville, c’était Halloween, et en plus, il y avait deux jours fériés. Le virement de secours que ma mère m’a envoyé via Western Union n’a pas été facile non plus.
Elle a mal copié les noms et la dame ne comprenait rien. Et moi, j’avais faim !
Heureusement, après cette galère, j’ai rencontré de nouveaux amis qui m’ont aidée à passer à travers cette épreuve.
Mais c’était une leçon de plus : prévoir un plan B financier et vérifier régulièrement ses transactions bancaires pour éviter ce genre de surprises.
Problèmes de logement : Airbnb bizarre au Maroc 🕌🇲🇦
Lors de mon séjour à Meknès, au Maroc, je me suis retrouvée dans un Airbnb absolument étouffant.
Le logement était insupportablement chaud et je me suis vite rendue compte que le propriétaire, Wassim, était un peu trop collant.
Il ne cessait de me surveiller et je n’avais absolument aucune liberté.
Je ne pouvais même pas aller faire une simple promenade sans qu’il ne vienne me retrouver.
La situation était tellement pesante que je n’avais d’autre choix que de prétendre qu’un mariage m’attendait en France pour pouvoir m’échapper de cette situation.
Mais la galère ne s’est pas arrêtée là : le soir, une grosse bagarre a éclaté juste sous mes fenêtres, des enfants sont montés en courant dans les escaliers de l’immeuble, et j’ai entendu des coups de feu retentir.
La maman de la maison a tranquillement dit « c’est la guerre, c’est la guerre », et à ce moment-là, j’ai commencé à avoir très peur.
La situation m’a mise dans une angoisse intense, et j’ai vite compris que, bien que ce ne soit pas l’option idéale, il fallait absolument que je parte pour ma sécurité.
Leçon apprise : Toujours vérifier les avis des hôtes et avoir un plan B quand ça devient trop oppressant.
Mon arrivée à San Francisco – US rocambolesque 🇺🇸
Je pars tôt le matin de l’aéroport international de Guadalajara et arrive en début d’après-midi à San Francisco, ville que je veux découvrir depuis toute petite. Dans l’avion, je discute avec une dame très gentille à côté de moi, elle vient des USA et est adorable. Elle m’explique qu’elle a rencontré ce garçon, Christian, beau garçon et très agréable. Je discute avec eux deux et le temps passe très vite dans l’avion. J’apprends que Christian visite sa demi-soeur à San Francisco et va rester en Californie pour un moment. On prévoit d’aller manger quelque chose en ville ensemble. Ça me parait un super bon plan. Sauf que ça ne va pas se passer comme prévu bien évidemment. J’arrive à 14h à San Francisco contre 12h à Guadalajara, je voyage deux heures en avance dans le temps. L’arrivée à San Francisco est un peu chaotique. Je raconte. Arrivée à l’aéroport, je suis avec mon nouvel ami Christian, un garçon vraiment gentil et touchant. Il est mexicain. Il me dit que ça va être une vraie galère pour lui car il y a des problèmes en ce moment avec Donald Trump et les mexicains ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis. J’espère que ça ira pour lui car on se sépare dans deux files différentes. Je dois confirmer mon identité à une machine pour passer les douanes. La machine refuse d’imprimer le papier dont j’ai besoin. Je suis obligée d’aller dans une file et de patienter. C’est très compliqué de trouver son chemin et la procédure à suivre ici. Quand vient mon tour, un homme aux traits métissés, vêtu de l’uniforme américain du ranger, avec muscles saillants et barbe coupée au carré – on se croirait dans l’armée. Je ne perds cependant pas mon sang froid quand il regarde chacun de mes tampons sur mon passeport. Il s’arrête longuement sur le tampon de la Colombie puis du Mexique. Je vois où on en va en venir. Il me demande combien d’argent j’ai dépensé pour un voyage de 8 mois et qu’est-ce que je fais dans la vie pour pouvoir voyager pendant tout ce temps. Je réponds aux questions avec honnêteté, que j’ai dépensé environ 6000 euros et que c’est une année sabbatique, travaillant dans le tourisme. Il me regarde en souriant – il a l’air sincère et je souris aussi. Mais il me demande de le suivre et il m’amène dans une salle fermée avec plusieurs personnes à l’intérieur et me demande de m’asseoir sur la chaise. Il apporte le passeport aux autres rangers debout en face de moi derrière leurs ordinateurs. Je vois une collection de passeports de tous les pays. Une image de Donald Trump accrochée au mur avec une signalisation bien particulière: Défense de parler. Défense de manger. Défense de se lever. Défense de téléphoner. Putain. Où suis- je? Cela ressemble étrangement à une prison. Je commence à m’inquiéter pour mes bagages qui sont quelque part sans surveillance dans l’aéroport. Je suis bloquée ici avec ces américains pro-Trump. Tout d’un coup, le Mexique me manque. Quelle idée ai-je eu de vouloir visiter les Etats-Unis à cette période et avec ce président? J’essaye de réfléchir à ce que je vais dire pour récupérer mon passeport. J’ai eu l’intelligence de réserver un billet de bus Greyhound de Seattle à Vancouver, prouvant ainsi que je désire quitter les Etats-Unis et une preuve de mon Visa pour travailler au Canada. J’observe toutes ces personnes qui attendent dans la salle, de toutes les nationalités.
Une famille de coréen est en train de se faire expulser du pays.
La mère pleure et les deux hommes essayent tant bien que mal d’expliquer leur situation complexe à l’agent de la douane.
La sanction est sans appel, ils se feront expulser.
Je commence à baliser un peu, l’ambiance est vraiment stricte, autoritaire voir même glauque.
Je suis aussi énervée – si l’on vient dans un pays, ce n’est pas pour être traité comme des criminels.
Une Australienne rentre dans la salle à son tour et vient s’asseoir à côté de moi.
On brise la règle de ne pas pouvoir se parler.
Je lui demande ce qu’elle a fait de si grave pour être arrivée ici – elle aussi.
“Je ne sais pas, j’ai dit que j’étais une professeure et que je voulais aller au Mexique.
Ils m’ont répondu que ce n’était pas le moment de prendre des vacances.
Les professeures sont censées travailler au mois d’Octobre en Australie.”
Je la regarde, surprise. De quoi se mêlent-ils? On discute un peu mais arrêtons de justesse.
Une rangers arrive et crie dans la salle :
“SILENCE! On ne parle pas!!”
Nous sommes bel et bien en prison.
Entre-temps, une dame vient nous avertir que nos bagages sont gardés en sécurité mais seront inspectés par les chiens.
Je passe environ 3 heures dans cette sale anxiogène, attendant que l’on me rende mon passeport.
J’entends tout d’un coup “TRUMEL”, je dois aller m’expliquer (et vite).
La femme me regarde de haut en bas et me demande froidement – comme dans un mauvais téléfilm ou une série B :
« Pourquoi voulez-vous visiter les Etats-Unis d’Amérique? Quels sont vos motifs?”
Je réponds :
“Je veux simplement continuer mon voyage. Je souhaite passer 3 semaines aux Etats-Unis, pas une de plus. J’ai le bus Greyhound de Seattle à Vancouver, voyez par vous-même. Et j’ai le Working Holiday Visa pour le Canada. Je veux passer mon temps au Canada et certainement pas travailler aux US.”
La femme m’observe en me demandant ce que je vais faire au Canada.
Elle ne comprend visiblement pas la signification du Working Holiday Visa.
Bon, c’est vrai qu’il y a holiday dedans…
“Je vais travailler au Canada. Et non aux Etats-Unis. Je passe rapidement ici.”
“Et où vous allez aller?”
“San Francisco, Portland et Seattle”
Comme si j’avais prononcé les mots magiques, elle me regarde puis plonge sa tête sur le passeport et y appose le tampon.
“Tu peux y aller”
fait-elle en me tendant mon passeport sans me regarder.
Oh, c’est pas trop tôt!
Je souhaite bon courage à la fille australienne et pars récupérer mes bagages.
Christian est bien évidemment parti depuis 3 heures…
La douane me fout en l’air la journée.
Mais l’important c’est que je puisse sortir de ce maudit aéroport.
Je prends le métro qui me conduit au centre ville.
C’est le choc culturel quand j’arrive dans ce nouveau monde!
Bienvenue aux US.
Camping Interdit & Altercation avec la Police Japonaise 🇯🇵
Vision d’une dizaine d’orignaux à l’aube et perte du sac de couchage – Sentier International des Appalaches, Québec 🏔️🇨🇦
Prochain point visé : Le Grand Sault. C’est indiqué comme la partie la plus difficile du SIA. Je vais regretter amèrement cette décision.
Je dis au revoir à Stéphane qui me filme avant de partir :
“15H47, Inès s’en va au Grand Sault”.
Je suis motivée à bloc. Mais rapidement, la réalité me rattrape.
Je traverse plusieurs rivières, puis entre dans un décor brumeux et mystique.
Un temps parfait pour apercevoir des orignaux. Et bingo : j’en vois cinq, dont un énorme mâle avec un panache impressionnant, une femelle et son veau.
Magique ! Mais mes appareils commencent à lâcher à cause de l’humidité : plus de batterie externe, plus de GPS, plus de téléphone.
Je continue malgré tout, sous le vent et la pluie, en espérant arriver au camp de base. Je descends une montagne, des bourrasques me fouettent le visage, les pins vrombissent.
La nuit tombe d’un coup. Ambiance film d’horreur. Je tente de rester calme, avec mes deux frontales. Mais vers 21h, je me perds lamentablement.
Plus de repères dans ce chaos végétal et humide.
Je finis par trouver un spot de fortune, j’y dors glacée, en perdant en route… mon sac de couchage.
Le lendemain, frigorifiée, je dois avancer à vive allure pour ne pas tomber en hypothermie. Une épreuve physique et mentale. Mais aussi un moment inoubliable de nature sauvage et brute.
Un ordinateur cassé… deux fois en Indonésie & Malaisie💻🇮🇩🇲🇾
Mon ordinateur est mon compagnon de route, mon carnet de bord, mon outil de travail.
Et il a souffert. Deux fois.
La première, c’était en Indonésie, sur un ferry PELNI.
Un enfant a trébuché et est tombé sur mon sac. L’écran s’est fissuré net. Impossible de réparer sur place, j’ai dû faire avec pendant des semaines.
Quelques mois plus tard, en Malaisie, rebelote.
À Malacca, pendant un festival très animé, une grosse bousculade… et mon ordinateur se retrouve écrasé dans la foule.
Écran noir, plus rien.
Résultat : plusieurs jours sans pouvoir écrire, communiquer, travailler. Une solitude numérique un peu violente, surtout quand on est loin, seule, et que tout passe par ce petit rectangle de verre.
Leçon apprise : toujours protéger son matériel, sauvegarder ses données, et ne jamais sous-estimer la fragilité de son lien avec le monde. 💻😅
Un arbre qui détruit tout sur son passage en Indonésie – Sumatra 🇮🇩
Une autre aventure qui aurait pu tourner au drame.
En Indonésie, je roulais tranquillement sur mon scooter, explorant l’île, quand j’ai décidé de m’arrêter dans un petit café au bord de la route.
Je me suis installé à une table en extérieur, le café dans la main, profitant de la chaleur et de la sérénité de l’instant. C’est alors qu’un bruit assourdissant a déchiré le silence.
Un arbre gigantesque s’est littéralement abattu sur le café, fracassant tout sur son passage : le matériel des gens, des ordinateurs portables, des téléphones… tout a été détruit.
Le tronc massif (un genre de chêne) a chuté à trois mètres de moi.
J’étais choqué, paralysé, n’arrivant pas à réaliser ce qui venait de se passer.
C’était comme si le destin m’avait épargné de justesse.
Ce genre de situation te fait vraiment prendre conscience de la fragilité de la vie, et comment un instant peut tout changer.
Heureusement, personne n’a été blessé, mais ça m’a marqué bien plus que je ne l’aurais imaginé.
La catastrophe sur le Te Araroa : téléphone, chaussures détruites et renoncement 🇳🇿
C’était censé être une aventure incroyable sur le Te Araroa, ce sentier mythique qui traverse la Nouvelle-Zélande d’un bout à l’autre.
Tout avait bien commencé : le paysage, la liberté, la sensation de pouvoir tout accomplir.
Mais tout a basculé le jour où mon téléphone a rendu l’âme.
La batterie morte dans un coin perdu de la nature, et en plus de cela, mes chaussures se sont complètement détruites au bout de quelques jours.
Chaque pas sur ce sentier commençait à devenir un défi supplémentaire, mais ce n’était que le début.
Je me suis perdue sur l’un des sentiers, sans moyen de me repérer correctement, et avec chaque minute qui passait, je sentais la frustration et la fatigue me gagner.
Quelques jours plus tard, la goutte d’eau : mon tendon lâche.
Une douleur insoutenable m’a forcé à renoncer à mon rêve de terminer le Te Araroa.
J’étais à bout, incapable de continuer.
Tout ce que j’avais planifié depuis des mois s’est effondré en quelques jours.
Et mon moral aussi.






