Interview Diego – Artisan de l’Alternatif en Nouvelle-Zélande



À Invercargill, juste avant de me lancer sur le Te Araroa, j’ai rencontré Diego, un voyageur curieux et engagé.
Son parcours entre volontariat, artisanat et écoconstruction incarne ce que j’appelle le voyage alternatif – une manière de s’ancrer dans les lieux, d’apprendre avec les mains, et de faire du voyage un chemin de transformation.

Son parcours est une invitation à voyager autrement : plus lentement, plus profondément, plus humainement.

Place à Diego !


 

Origines & Inspirations


1. D’où viens-tu et qu’est-ce qui t’a amené à voyager en Nouvelle-Zélande ?


Illustration d'une carte de Belle-Île-en-Mer, France, avec un point rouge indiquant la localisation du GR340 sur fond blanc

Ça faisait 25 ans que j’habitais au même endroit, à La Baule sur la côte ouest de la France.
L’endroit est fameux pour sa grande plage, les galettes et le caramel au beurre salé.
Mais les endroits que je préfère sont un peu plus loin sur la côte sauvage, les marais salants et la Brière.
L’environnement est très plat, le plus plat de France même.


J’étais en permanence à la recherche du spot en hauteur avec vue dégagée, mais sans pouvoir assouvir ce besoin.
C’était déjà le début de l’envie d’ailleurs !

L’envie de voir différent.
L’envie de se déraciner complètement, loin, pour aller grandir et apprendre sur soi-même.


Enfant, un reportage d’Échappée Belle sur la Terre Kiwi est toujours resté dans un coin de ma tête.
En mémoire : les montagnes, l’herbe bien verte, la végétation tropicale et le soleil.


Aussi une envie de savoir « pour qui, pour quoi… » et d’en apprendre plus sur les constructions en bambou.
J’aime les multiplicités d’usage de ce matériau.
Du plancher à la toiture en passant par la petite cuillère, tout est possible.
J’ai fini par trouver ma formation idéale à Bali.
Et donc non loin de la Nouvelle-Zélande.
Et c’était parti !

Porte bleue ronde d’une maison de hobbit typique à Hobbiton, The Shire, île du Nord de Nouvelle-Zélande

2. Quels sont les voyages que tu as faits avant et qu’est-ce qui t’a inspiré à partir dans ce type de voyage alternatif ?


Mon premier voyage a été le Maroc quand j’étais enfant.
Peu de souvenirs : la piscine, les dromadaires, la place du marché avec l’arracheur de dents, les cobras ou singes pour faire une photo, les odeurs de gâteaux à la fleur d’oranger, les épices

Illustration d'un tramway typique de Lisbonne, avec des couleurs vives sur un fond urbain


Puis, à l’adolescence, le Portugal et Barcelone deux fois avec la famille, et Londres deux fois avec l’école.
Mine de rien, ce qui m’a inspiré ce genre de voyage, ce sont les réseaux sociaux.

Voir des personnes faire du wwoofing, la vie en van, les randonnées… m’a sûrement aidé à prendre mon envol.

Voir que cela était possible par le biais d’autrui m’a permis de m’imaginer assez facilement à la découverte de nouveaux paysages qui me manquaient terriblement dans ma ville balnéaire.

3. Pourquoi avoir choisi ce mode de voyage alternatif, avec autant de volontariat et de projets en immersion ?


Un véritable besoin de découvrir d’autres choses, peut-être pour être sûr que mes études et mon boulot d’architecte d’intérieur étaient vraiment ce à quoi je me destinais.

Il existe tellement de choses dans ce monde.


Et puis beaucoup de sujets m’intéressent, notamment au niveau de l’artisanat : tailleur de pierre, vannerie, vitrail, teinturerie
Il a aussi été question de partir pour découvrir plein d‘habitats alternatifs : maison sur pilotis, en A, en terre, qui suivent le soleil, sous serre, et d’autres dont je ne connais pas l’existence.
Aussi au travers de collectifs comme le Lowtechlab de Corentin Chapeleron (en savoir plus), qui propose un dispositif pour aller à travers le monde et revenir informer en expliquant de nouveaux moyens low tech.

Leur appartement autonome dans Paris ou la Biosphère du désert m’ont passionné pour leur ingéniosité.
Pour le moment, je n’ai rien fait en ce sens, mais la vie en voyage ne fait que commencer.

Hokitika, Île du Sud

 


Il y a peu, à Hokitika, s’est offert à moi un woofing en apiculture.
Ça a vraiment été passionnant de découvrir comment les abeilles vivent, leur maison, la fabrication, la récolte et l’extraction du miel.
Travailler en harmonie avec les abeilles, être à l’extérieur… j’avais aussi besoin de travailler dehors.
Huit heures par jour ou plus à travailler sur un ordinateur en intérieur… vraiment besoin de quelque chose de manuel.
Même aller juste cueillir des oranges, s’évader.


Cette expérience avec les abeilles m’a donné envie d’aller voir et faire dans d’autres « factories » traditionnels et familiaux : café, chocolat, confiseur, confiturier, laine, fromage, whisky… plein de rêves à concrétiser.Illustration d'une ferme canadienne en style jeu vidéo, avec des couleurs vives, un champ verdoyant et une maison rouge, représentant une expérience de WwoofingAvec ce voyage, je comprends qui je suis et ce que j’aime : je suis multiple, j’aime le jardinage et l’infiniment petit, la cuisine et la pâtisserie, j’ai une attraction pour l’architecture d’intérieur en dessinant des plans d’auberges de jeunesse ou de rénovation de maisons anciennes.
Le wwoofing est tellement incroyable : il permet de remettre au goût du jour l’échange, le troc.

En savoir plus : Projet WWOOFING


On ne vit plus pour travailler et gagner de l’argent, mais pour échanger de bonnes pratiques, c’est donnant-donnant.
On partage avec les hôtes nos différences culturelles ou les choses qui nous rassemblent.
Pour comprendre qu’on n’est pas si différents et que les frontières de nos pays sont théoriques.
En voyage, un lien invisible nous unit.
J’aime cela.

Expériences de Volontariat & Projets


4. Tu as fait beaucoup de volontariats ici : comment as-tu choisi les lieux ou les projets où t’investir ?


Mon itinéraire en Nouvelle-Zélande s’est dessiné en suivant le soleil.
Avec une volonté de vite descendre au sud de l’île du Sud pour l’été et remonter par la côte ouest moins humide à la fin de l’été/début automne.
Le fait de voyager en bus a aussi influencé mes destinations et mon itinéraire.
Les premiers woofings ont été des choses que je connaissais et aimais faire chez moi : du jardinage, l’entretien de jardin puis de maison.


Puis, avec plus de confiance en moi, j’ai pu aller découvrir d’autres choses, comme la rénovation de château, le housekeeping, l’apiculture
Et maintenant envie de chocolat, café… mais aussi à la ferme, à l’horticulture, au potager…

En savoir plus : Travailler Ferme de Café en Colombie

Illustration de grains de café avec un fond représentant Hanoï, soulignant la culture caféière de la ville

5. Parmi toutes tes expériences, laquelle t’a le plus marqué et pourquoi ?


Celle qui m’a le plus marqué, c’est celle à Piha je pense.
Car ça a été la première et une véritable confirmation que c’est ça que je voulais faire : partir pour voir des paysages incroyables, donner de ma personne en prenant le temps de faire le meilleur de moi-même, sans l’influence d’autrui.
Antje, mon hôte, m’a laissé beaucoup de liberté, ce qui m’a permis de trouver confiance en moi et faire les choses avec mes valeurs.

Piha Beach

 

6. Tu as travaillé dans un vieux château et fait de l’apiculture… Tu peux nous raconter ces deux expériences ?


Oui, alors le château, c’était à Earnscleugh, entre Queenstown et Alexandra, dans le sud de l’île du Sud.


Depuis quelques années, le propriétaire des lieux, Marco, rénove avec son équipe de builders et des woofers ce qu’on appelle le château.

Une immense maison de 1920 avec 72 portes et fenêtres extérieures (sans compter celles de l’intérieur) que les woofers rénovent depuis trois étés.
Aucune compétence n’est demandée. Marco nous apprend tout avec beaucoup de pédagogie, d’organisation et d’autonomie.


C’était durant la fin de l’été, avec d’autres woofers, on était dans de petites caravanes juste à côté de la rénovation.
La mission des woofers était de rénover toutes les menuiseries : portes, fenêtres, plinthes, soubassements, placards… tout ce qui était en bois.

Vraiment un plaisir de travailler dans de telles conditions.
Pour remettre à neuf ces boiseries, on dissolvait la peinture existante, enlevant parfois quatre couches de peinture : rose, jaune, vert, blanc… marrant de retrouver les traces du passé.
Une fois la peinture décapée, on ponçait et on repeignait tout proprement en blanc.
C’était vraiment génial.


Pendant deux semaines, c’était soirée pizza, baignade dans les étangs, profiter du soleil dans le parc qui entoure la maison, pêcher à mains nues des écrevisses dans la rivière, rigoler tous ensemble, jouer au croquet.
C’est là-bas que j’ai découvert ce jeu, vraiment ma passion, j’en veux un dans mon jardin. Faut juste un peu de place : un carré de 14 m de côté !


On cuisinait tous ensemble : agneau grillé et ses légumes, nachos au bœuf, prune du jardin cuisinée
Chaque matin, on avait aussi la venue d’un faisan doré qui avait établi domicile au jardin.
Marco connaît toute l’histoire du château.


Incroyable d’avoir eu cette première visite avec les explications sur les descendants, comme un hublot ou une partie arquée rappelant une cabine de bateau pour un parent dans la marine, ou une fenêtre emmurée suite à une querelle familiale.
Incroyable de décrypter toutes ces traces du passé.
Je me suis vraiment senti très gratifié de pouvoir participer à ce projet.


L’idée est d’en faire un lieu de retraite luxueuse et zen avec spa, chef privé et atelier détente et yoga.
L’ouverture est prévue pour 2026 me semble-t-il.
Ça a aussi été un plaisir de voir la nouvelle ambiance que le propriétaire souhaite mettre : un style anglais-écossais de plusieurs périodes différentes.

Silhouette d'un humain en méditation zen sur un fond blanc

Concernant l’expérience apicole, c’était lors de mon séjour à Hokitika.
J’ai eu la chance de rejoindre la famille Wardle, qui possède un sanctuaire pour chevaux et un immense élevage d’abeilles.
J’ai participé à toutes les étapes du travail apicole, de la récolte à l’extraction du miel, et ils m’ont tout expliqué en détail.
J’ai vraiment adoré !

Ruches en bois empilées à Shikoku, Japon, utilisées dans le cadre d'un projet Workaway

7. Et cette histoire de jardin construit avec des pneus, c’est quoi exactement ?


Oh oui, celle-là, ce n’était pas du tout le contrat !
Ça s’est passé à Alexandra, durant l’été sous 30°.
De base, le profil mentionnait la création de murs en terre.
Je suis arrivé à un moment où il fallait juste finir la maison de la propriétaire faite de bric et de broc.
Les circonstances étaient assez spéciales car Adrienne, la propriétaire, avait perdu son mari il y a quelques mois.
C’est lui qui gérait la construction, donc elle s’est retrouvée sans expérience à devoir se débrouiller avec tout ça.

Illustration de montagnes à pics enneigés et d'un lac avec le drapeau néo-zélandais sur fond blanc
Et le besoin de vendre la propriété au plus vite pour vivre une nouvelle vie.
Tout était fait de bric et de broc, mais ça avait un certain charme et, au temps de son mari, il y avait beaucoup de logique.
Mais quand je suis arrivé, elle voulait tout contrôler, et c’était vraiment très difficile de s’imposer pour bien la conseiller.
Elle ne me laissait pas la possibilité de bien faire les choses, on devait faire comme elle voulait, mais ça ne fonctionnait jamais.
C’était assez frustrant et difficile mentalement.

Et pour les pneus
En fait, elle avait eu un plan pour récupérer des milliers de pneus d’un ancien garage, pour créer la structure de clôture et la base du jardin à planter.
On empile les pneus puis on les recouvre de terre.
J’étais partagé entre l’impression de dissimuler des déchets et le fait d’aider dans son projet.
Fallait donc, avec la remorque de la voiture, aller chercher les pneus éparpillés sur le terrain.
Au moins ça m’a appris à manœuvrer une voiture avec remorque.
Dans une seule journée, je pouvais déplacer jusqu’à 600 pneus, soit 6 tonnes !

My God, quand j’y repense !
Adrienne était assez stressée et stressante, mais le jour de mon anniversaire, j’ai pu cuisiner un hachis parmentier de canard et une galette des rois qu’on est allé manger chez ses amis.
C’était hyper sympa !

Illustration d'une planète Terre entourée de petits personnages, représentant la diversité humaine et la connexion mondiale

Apprentissage & Développement Personnel


8. Tu as aussi suivi une formation autour du bambou avec Bamboo U, en Indonésie. C’était quoi l’idée ? Tu cherchais quoi en t’inscrivant ?


Oui, tout à fait.
Ça faisait un an que je préparais mon périple en Indonésie et Nouvelle-Zélande.
Au début, je pense que j’avais besoin de trouver une raison pour partir en lien avec mes études.
Le bambou m’a toujours intéressé : de la petite cuillère à la couverture du toit, on peut vraiment tout faire avec.

Illustration de xôi, riz gluant coloré, servi dans des paniers en bambou, typique des marchés de Hanoï, Vietnam

Fasciné aussi par les cabanes-hôtels faites avec des bambous courbés incroyablement design que l’on voit sur Instagram.
J’ai trouvé cette formation de 11 jours à Bali.
Vraiment, ça me semblait passionnant, et ça l’a été.
On a appris à sélectionner, couper, planter, traiter, assembler le bambou.

Bamboo U : Découvrir le site internet


Tout cela dans des ateliers pratiques et théoriques avec des intervenants en design, écologie ou architecture.
Nous avons même appris à faire un mur en terre, mélangeant du sable volcanique, sciure de bambou et argile.
Nous avons participé à des projets réels : construction d’aires de jeux, récupérateurs d’eau de pluie, design d’objets.
Pour trouver l’objet à designer, je suis passé par différentes difficultés : vouloir faire par moi-même, peur d’utiliser des techniques qui me paraissaient fastidieuses, car je n’avais pas d’expérience.


Je m’enfermais dans une conception de quelque chose qui ne me convenait pas.
Puis, un jour avant le rendu, n’étant pas satisfait de mon travail, j’ai franchi le cap et réalisé une chaise.
En fait, j’ai utilisé plein de techniques différentes et, avec l’aide des menuisiers, ça a été super amusant !
Ça m’a beaucoup appris.

Illustration d'un temple balinais en Indonésie

On était une trentaine de participants.
On vivait tous ensemble sur le site de l’école, dans des yourtes en bambou.
L’école est faite de lieux en bambou et terre.
La cuisine était délicieuse : riz aux légumes sautés, salades, soupe d’effiloché de poulet au lait de coco, chips de manioc… vraiment un délice quatre fois par jour.

Rubrique Foodie Tour, Tester les meilleurs desserts en Indonésie
Et oui, le goûter était de la partie.
Tout était aussi très écologique : le plastique était proscrit, tout était en vannerie ou en terre, les assiettes en feuille de bananier, et l’on pouvait manger avec nos mains.
Il fallait juste mettre la nourriture sur le bout de ses doigts et pousser dans la bouche avec le pouce.
Vraiment, ça a été une expérience incroyable que je n’oublierai jamais, tant par la bienveillance de l’équipe, la vibe de la team d’étudiants, les intervenants, et surtout la splendeur du matériau qui peut transcender le design et la beauté, ainsi que tous les lieux époustouflants faits de bambou où j’ai eu la chance de déambuler.

9. Tu dirais que tu as plus appris ici avec tes mains qu’en classe ?


Oh oui, définitivement.
Et ça, j’en ai pris conscience cinq ans en arrière, lors de ma première année d’architecture d’intérieur, lorsque j’ai effectué un stage chez un architecte d’intérieur.
J’ai plus appris en deux semaines qu’en six mois d’école : dessiner tout à la main, aller sur les chantiers, être confronté aux contraintes réelles d’usage, de temps, de fabrication, de relation.

Illustration d'Alama et Antoine se tapant dans les mains en signe de solidarité sur fond blancVraiment, j’ai compris que j’avais besoin de pratiquer avec du concret pour comprendre, faire pour aller plus vite et plus loin.
Ce qui m’a d’ailleurs bien conforté à poursuivre mes deux dernières années de licence en alternance.
On apprend tellement plus.
Et rien que de travailler en équipe, ça change tout : on s’épaule dans les galères et se réjouit dans ce que l’on n’aurait jamais pu accomplir seul.

Après avoir passé trois ans sur un ordinateur, une véritable envie de faire quelque chose de plus manuel s’est développée.
Alors faire du wwoofing s’est avérée être une des meilleures solutions.

10. Le volontariat t’a-t-il permis de créer du lien avec les locaux ? Comment ces rencontres t’ont-elles transformé ?


Oh oui.
À Te Anau, j’ai été accueilli par un couple de grands-parents, Leanne et Richard.
Ils avaient besoin d’aide au jardin dans leur nouvelle propriété.
Leur maison avait beaucoup d’histoire : c’était la première à être une auberge.
L’aménagement était donc fait avec six chambres, un immense couloir, la cuisine vraiment loin de la salle à manger… un aménagement plus adéquat avec la vie quotidienne des occupants.

Illustration de deux personnes tenant un globe, entourées d'une frise humaine, sur fond blancAvec Leanne, nous avons beaucoup échangé à ce sujet, jusqu’à ce que je lui propose de leur faire une proposition d’aménagement, juste pour le fun.
Vraiment, ça a été hyper intéressant.
Elle compte bien s’en servir pour le futur aménagement.
J’espère avoir de leurs nouvelles.
Mais c’est aussi ça le voyage : comprendre qu’on a pu créer un lien très fort pour se perdre de vue après.
Prendre conscience de profiter de l’instant présent.

Voyage & Mode de Vie Alternatif


11. Est-ce que tu arrives à voyager sans trop consommer, sans trop polluer ? Comment tu gères ça au quotidien ?


J’ai constitué mon sac avec quelques items en conséquence : déodorant dans une boîte en carton, boîte pour savon solide, coton-tige réutilisable…

Illustration colorée d'un randonneur de profil avec un sac à dos sur fond blanc
Je ne suis pas un fervent défenseur de l’écologie en me réduisant à ne pas prendre l’avion car c’est pollué.
Je crois que les actions écologiques qui fonctionnent sont celles auxquelles on croit et qu’on peut faire dans son cercle.
Pendant cinq mois de voyages en Nouvelle-Zélande, je n’ai utilisé que le bus et les transports en commun pour me déplacer.
J’essaie de minimiser mes déchets en privilégiant le vrac.

12. Tu te vois continuer ce style de vie ailleurs ? As-tu des projets pour la suite ?


Oui vraiment.
Au bout de six mois à faire du wwoofing, j’ai enfin pris conscience que ça permettait d’apprendre de nouvelles compétences.
Quand j’y pense, c’est évident, mais je n’en avais pas encore pris conscience.


Comme dirait ma maman :

« La répétition, c’est l’initiation ».


Vraiment, ce proverbe a un impact quotidien que j’aime mettre en lumière.
Après l’expérience avec les abeilles, ça me motive à découvrir plein d’autres domaines artisanaux : confiturier, exploitation de cacao et chocolatier, confiseur de fruits, exploitation de café, fromage, vergers…

Illustration d'un fruit de cacao ouvert, montrant des fèves de cacao à l'intérieur, sur fond blanc

Alors pourquoi pas la Colombie pour le chocolat.
Le fait de rencontrer d’autres voyageurs venant de divers pays me donne envie d’aller les visiter : République tchèque, Argentine, Allemagne, Suisse, Angleterre, Écosse…
J’ai vu des woofings au Maroc, j’aimerais beaucoup aller en Égypte aussi.

Lire : Volontariat en Colombie dans une Ferme de Café

Illustration circulaire du drapeau marocain sur fond blanc, symbolisant la culture gastronomique du pays
Tout ce qui me paraissait impossible avant de partir, comme une illusion, un mirage, me semble atteignable.
Au début, il y a le rêve du voyage et la peur de l’inconnu.
Mais maintenant j’ai moins peur et tout devient possible.

Attrape-Rêve : Plumes
Jouer avec la vie, créer ses rêves et faire les choses avec du recul, relativiser… rend tout possible.
Je crois vraiment que tout ce que la vie me met sur mon chemin m’est utile pour grandir et m’épanouir.
Quand on a cette philosophie, les choses qui nous tracassent, nous dépassent ou ne fonctionnent pas sont bien plus faciles à accepter, et ça rend la vie plus amusante.

13. Si tu devais résumer ta vision du voyage alternatif en une phrase, incluant le volontariat ?


La meilleure décision de ma vie.Illustration d'un logo représentant un cerveau rempli d'herbe à l'intérieur, symbolisant la croissance personnelle, sur un fond bleu cyan

Rêves & Avenir


14. Quel serait ton rêve pour l’avenir, en termes de projets ou de voyages ?


M’immerger pendant plusieurs mois dans des domaines artisanaux : métiers de bouche, création d’objets, poterie, vitrail, tissage…
Découverte de logements alternatifs ou d’inventions low-tech dont je parlais en début d’interview.
Parcourir le monde à la recherche de ces artisans innovateurs.
Créer du lien avec eux et avec les voyageurs, et peut-être raconter leur histoire.

Illustration du logo Couchsurfing intégré dans une carte stylisée, symbolisant l'hospitalité et l'échange culturel à travers le monde

Le Mot de la Fin


Je me sens gratifié d’avoir eu cette interview par Inès, ma voyageuse préférée.
Je suis aussi vraiment content de pouvoir partager ça avec d’autres voyageurs.
Bon voyage à tous !

Route, Voyager sur du Long Terme

Edit Novembre 2025


La fin du voyage approche.
Je sens en moi que j’ai trouvé ma paix intérieure et c’est le plus beau cadeau que je puisse me faire pour les années à venir.
Ce voyage a véritablement été l’une des meilleures décisions de ma vie pour me connaître intimement, connaître mes réactions, réduire mes blocages, accueillir et accepter mes émotions.

Illustration d'un cerveau stylisé sur fond blanc, symbolisant les idées et la résilience

Un chemin d’introspection qui m’a donné des hauts et des bas, qui seront toujours perpétuels.
Maintenant que je connais mes réactions chimiques/cérébrales, tout devient plus clair pour en réduire les effets.
Je sais qu’une nouvelle vie va s’offrir à moi, plus sereine, et j’en suis tellement heureux et reconnaissant d’avoir pu avoir ce chemin de conscience.

Illustration d'un cerveau vibrant d'imagination, entouré d'éléments symboliques représentant des rêves et des idées créatives. Cette image met en avant le pouvoir de l'imagination et son rôle essentiel dans la réalisation des aspirations et des objectifs personnels
Oui, vraiment, appris à me connaître : ce que j’aime, ce qui me fait plaisir, ce qui m’épanouit, mes centres d’intérêts qui se développent, et une vie au rythme ralenti qui me permet de percevoir l’invisible.
Tout ça pour dire que je me vois en relation avec l’aménagement, la créativité, l’artisanat ou même avec mon épicerie de saveurs du voyage.


Voyagez les amis, partez à l’inconnu, à la découverte.
Vous ne serez jamais déçus.
Il y aura des hauts, des bas, mais tout ça est fait pour vous construire, il faut juste en prendre conscience.

Merci Diego d’avoir partagé ton aventure, ta philosophie lumineuse et ta vision d’un voyage qui transforme. On a la même vision de vie et de pouvoir s’épanouir à travers les autres !
Ton expérience montre qu’en s’ouvrant au monde, on s’ouvre surtout à soi.
Que ton chemin continue d’inspirer d’autres voyageurs.

Si l’interview t’a plu, laisse nous un petit commentaire 🙂

Pour poursuivre la lecture, je te recommande l’interview de Julien, Nouvelle Vie au Portugal.

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Ineys

Hey ! Je suis Inès, 33 ans et aventurière à temps plein maintenant. J’ai créée 999 vies pour partager avec toi mes aventures et conseils de voyage en solo + alternatif. Je voyage depuis plus de 7 ans, du Pérou jusqu'au Canada, de l'Europe à l'Asie sans oublier la Nouvelle-Zélande, la Chine & la Mongolie <3