Camille : Zoom sur son Parcours de Voyageuse
Voici l’interview inspirante de Camille, aventurière minimaliste, voyageuse solo qui n’a pas peur de sortir de sa zone de confort,
Entre exploration en Europe & en Asie, Portugal, Géorgie, Thaïlande, Malaisie…
Mais c’est surtout du Népal, que Camille est tombée amoureuse de ce pays il y a 7 ans.
➔ Pour en savoir plus sur son parcours, poursuis ta lecture 🙂
Introduction
Salut Camille ! Peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours de voyageuse ? ✈️
Salut ! Je m’appelle Camille, je suis une française de 33 ans originaire de Picardie et je suis passionnée par les voyages et les langues étrangères depuis mon plus jeune âge.
J’ai étudié les langues étrangères appliquées à l’université et j’ai orienté mon parcours professionnel vers le secteur du voyage, du tourisme et des loisirs, principalement comme agent de voyage.
Voyager est au centre de ma vie : j’ai quitté la France il y a 12 ans et j’aime découvrir de nouvelles cultures et être immergée dans des environnements différents.
J’ai visité 38 pays en 8 ans et j’ai vécu à Rome, Barcelone, Amsterdam, Lisbonne et Katmandou.
J’ai également pris plusieurs congés sabbatiques pour voyager à long terme et nourrir ma passion : 4 mois en Asie en sac à dos, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, et plus récemment une année de voyage incluant volontariat à Lisbonne, Slovénie, Géorgie, Turquie, Népal et Thaïlande, ainsi que le camp de base de l’Everest.
J’ai également passé du temps en France pour être avec mes proches.

Tu as voyagé dans plusieurs pays en Europe, comme la Géorgie ou le Portugal. Qu’est-ce qui t’a attirée vers ces destinations, et que retiens-tu de ces aventures ?
La plupart des destinations m’attirent, et je cherche à découvrir le plus de pays possible.
Certains m’intéressent cependant davantage que d’autres.
Je fonctionne de deux façons : au feeling ou en cherchant l’inconnu total.

Pour la Géorgie, c’était l’inconnu complet : je ne savais presque rien sur le pays, mais j’avais entendu parler de ses paysages et de sa cuisine fantastiques, et ce pays n’est pas très touristique.
Je me suis dit : pourquoi pas ?
Cela a été une vraie surprise et une expérience unique.
Ce que j’en retiens : il faut se laisser surprendre et oser explorer des destinations moins prisées.
Il y a tellement de pays sous-côtés à découvrir.
Lire l’article : Voyager Seul(e) : 25 Destinations à Découvrir
La Géorgie est un pays assez défavorisé, mais ses habitants sont très humbles et généreux.

En ce qui concerne le Portugal, j’ai fonctionné au feeling : je savais d’avance que j’allais adorer.
Ce que j’en retiens : la vie y est plus douce et plus lente, l’atmosphère est reposante, poétique et artistique, et la vie personnelle est vraiment privilégiée.
C’est un pays où la culture, la musique, la langue et la gastronomie m’ont conquise.
Mon intuition ne m’a pas trompée : j’ai adoré chaque moment.

Comment ces premières expériences ont-elles influencé ton envie de voyager plus loin et plus longtemps ?
Ces voyages en Géorgie et au Portugal, bien qu’ils ne soient pas mes toutes premières expériences, m’ont particulièrement marquée et ont influencé ma façon de voyager par la suite.
J’ai passé deux mois à Lisbonne, ce qui m’a permis de réellement m’imprégner du mode de vie local, de prendre mon temps, d’avoir une routine, et de créer des liens avec les habitants.

J’ai ainsi appris à voyager plus lentement et à rester plus longtemps dans un lieu, ce qui change complètement la manière de découvrir un pays.
La Géorgie, quant à elle, était très différente de ce que j’avais connu auparavant.
Ce voyage m’a donné le courage d’aller explorer des endroits très différents de mes habitudes et m’a ouvert à de nouvelles expériences.
Ces deux voyages ont eu lieu au début de mon année sabbatique et m’ont offert un véritable avant-goût de liberté, tant en termes de temps que de lieu, ce qui m’a poussée à voyager plus loin et plus longtemps par la suite.

Quand tu pars en Europe, tu planifies à l’avance ou tu laisses place à l’improvisation ?
En général, j’ai cette dualité dans ma façon de voyager : je suis une vraie organisatrice, mais j’aime aussi laisser place à l’improvisation.
En Europe, je planifie.
Je prépare le logement, le transport, les activités, et je regarde parfois même les rooftops ou les endroits pour sortir et quels plats typiques goûter.
Comme mes séjours durent souvent un week-end prolongé ou au maximum une semaine, je préfère planifier afin de profiter pleinement du temps et découvrir le plus possible.

Népal : Une aventure en altitude
Coup de cœur de Camille pour le Népal il y a 7 ans, ses conseils lifestyle & recommandations pour trekker
Le Népal fait rêver beaucoup de trekkeurs. Qu’est-ce qui t’a donné envie de découvrir ce pays ?

Le Népal et moi, c’est une véritable histoire d’amour.
J’en rêvais depuis longtemps, sans vraiment savoir pourquoi.
J’en connaissais très peu sur le pays, si ce n’est l’image des montagnes, du bouddhisme, des drapeaux tibétains.
J’étais attirée par son côté spirituel.
J’y suis allée une première fois en 2018, pour seulement deux semaines, et j’ai adoré.
Je savais déjà que j’y retournerais, même si j’ai dû attendre sept ans.
Mon deuxième voyage était prévu pour six semaines, mais je suis finalement restée quatre mois.
Et je sais que ce n’est pas fini : je retournerai encore au Népal.

Tu as fait le trek jusqu’au Base Camp de l’Everest.
Comment as-tu vécu cette aventure physiquement et émotionnellement ?
️
C’était un rêve, une aventure unique, presque une expérience de vie.
Pendant deux semaines, je n’ai vu que des paysages à couper le souffle.. dans tous les sens du terme!
Bien sûr, c’était un vrai défi, à la fois physique et mental.
Physiquement, je m’en suis très bien sortie : pas de gros problèmes, juste deux migraines dues à l’altitude et à la neige (je n’avais pas les bonnes lunettes, j’ai dû en acheter en route !), et un gros mal de gorge à cause de la poussière du sentier – je conseille vraiment de se protéger le nez et la bouche.

Mentalement, ce fut aussi un challenge : parfois, quand on est en bas et qu’on voit encore tout le chemin à parcourir, il faut se motiver.
Les soirées dans les refuges sont rudes : lits durs, froid intense, confort très sommaire, tout est payant (internet, douche, recharge du téléphone).
J’ai passé une semaine sans me doucher !
Mais au final, il faut avancer un pas après l’autre.
Et cette simplicité m’a appris à apprécier l’essentiel.

Quel itinéraire ou quelle agence recommanderais-tu pour faire le Base Camp ? Et quels seraient tes conseils pour bien s’y préparer ?

Je recommande à 100 % Touren Nepal Trek.
Sanga, le directeur, est devenu un ami, et notre guide Janga a été d’une attention incroyable.
Ils se sont occupés de tout de A à Z, toujours disponibles pour répondre aux questions et rendre l’expérience inoubliable.


Pour l’itinéraire, je conseille vivement de passer par les lacs Gokyo : à plus de 5000 m, leur bleu étincelant est l’un des plus beaux paysages que j’aie vus.
C’est aussi un chemin un peu moins fréquenté que le trajet classique.

Pour la préparation, chacun a sa méthode, mais voici ce qui m’a aidée :
- Arrêter de fumer et de boire un mois avant.
- Adopter une alimentation saine, bien dormir.
- Faire une cure de magnésium marin.
- Faire de la marche rapide deux fois par semaine et courir une heure par semaine.
- Préparer aussi le mental : chaque matin, je méditais et je me visualisais en train de réussir le trek, tranquillement, étape par étape et je me répétais des phrases motivantes dans ma tête.
- Bien s’équiper (vêtements, médicaments, soins). L’agence aide beaucoup pour ça.
- Vérifier son assurance : il est important qu’elle couvre ce type de voyage en altitude.

Au-delà du trek, qu’est-ce qui t’a marquée dans la culture népalaise ou dans les rencontres sur place ?
Ce qui m’a le plus marquée, c’est la gentillesse, le partage et l’ouverture des Népalais.
On se sent immédiatement accueillie, et comme beaucoup parlent bien anglais, la connexion se fait vite.
J’ai rencontré des gens formidables qui m’ont montré leurs endroits préférés, m’ont emmenée manger, sortir, faire la fête…
Je me suis même retrouvée invitée à un mariage !
Je suis très contente d’avoir un petit groupe d’amis là-bas.
La simplicité de leur mode de vie m’a frappée : ils vivent dans le présent, avec le sourire, en se contentant de peu.
La religion est aussi très présente : festivals, rituels, célébrations… il se passe toujours quelque chose.
Et cette spiritualité du quotidien rend l’expérience encore plus riche.

Tu dis que tu te sens chez toi au Népal. Pourquoi ce sentiment ? Et quelle est ta routine sur place quand tu y retournes ? ☀️
Je m’y sens bien, en paix et surtout en sécurité, ce qui est essentiel quand on voyage seule en tant que femme.
Malgré le bruit, le trafic et la pollution de Katmandou, j’ai trouvé une forme de sérénité dans les temples, les cafés, et au contact des gens.
Ma routine là-bas est simple : boire un thé masala dans mes cafés préférés, écrire, lire, méditer, ou me perdre dans les rues.
J’aime aussi sortir le soir, aller dans mes endroits préférés, mais toujours en équilibre avec des moments plus calmes comme avec les sessions de bols tibétains.

✨ Inspirations et Destinations
Life List, Coup de coeur, etc.
Tu rêves de découvrir le Bhoutan. Qu’est-ce qui t’attire dans ce pays si particulier ?

Le Bhoutan m’attire pour son image de « pays du bonheur », avec lequel il mesure son PIB.
C’est fascinant et unique.
Il y a aussi des similarités avec le Népal, ce qui éveille ma curiosité : les montagnes, le bouddhisme, la spiritualité, les paysages.
Le fait que ce soit un pays difficile d’accès renforce encore mon envie, comme un petit défi personnel 😉

Quels pays figurent encore sur ta bucket list ? Et pourquoi ?
Ma bucket list est infinie haha, mais en priorité :
- Sri Lanka et Bali pour les plages paradisiaques,
- Pakistan pour ses montagnes et ses treks incroyables,
- Hong Kong parce que j’adore les grandes villes,
- et en Europe : Bosnie, Albanie, Malte, car j’ai déjà beaucoup exploré l’Ouest et je veux découvrir l’Est, qui me paraît plus dépaysant.
Globalement, l’Europe et l’Asie sont mes continents préférés : je m’y sens en sécurité, les paysages sont magnifiques, et certains pays sont abordables.

Tu aimes autant les grandes villes que la montagne. Qu’est-ce que chacune t’apporte ? ️⛰️
J’ai toujours aimé cette dualité dans ma façon de voyager.
J’ai besoin à la fois du calme et de la nature, mais aussi de l’énergie et de l’effervescence des grandes villes.
- La montagne m’apporte le calme, la paix, la simplicité. On est dans le moment présent, c’est bon pour le corps et l’esprit, et les vues sont incroyables. Rien ne vaut un sandwich en haut d’un sommet !
- Les grandes villes, c’est tout l’inverse, et j’adore aussi : le chaos, le bruit, la musique, les lumières, les rooftops, la fête… Tout est possible à n’importe quelle heure : manger japonais à minuit, se faire masser à 22h. Cette énergie et ce mouvement constant me stimulent.

Est-ce que tu te fixes des critères pour choisir une nouvelle destination, ou tu fonctionnes au coup de cœur ?

Je fonctionne vraiment au coup de cœur.
Tout m’intéresse, donc je veux aller partout !
Je pars du principe que chaque pays a quelque chose à offrir et mérite d’être découvert, peu importe sa réputation.
En Voyage : Croissance & Expérience
Découverte de soi, résilience & moments difficiles : l’avis de Camille

Qu’est-ce que le voyage t’a appris sur toi-même ces dernières années ?
Le voyage m’a appris que je suis capable de bien plus que je ne le croyais.
J’ai gagné en confiance en moi, entre autres pour prendre les bonnes décisions, gérer un budget, un itinéraire, et avancer seule.
Mais j’ai aussi appris mes limites : j’étais trop gentille, je ne posais pas assez de barrières.
Voyager m’a appris à dire non, à fixer des limites, et à apprécier ma propre compagnie.
➔ Compléter ma lecture : 14 Clés pour Apprivoiser la Solitude

J’ai compris que je n’avais rien à prouver à personne.
Pas besoin de statut social ou de grand titre : l’important est de faire ce que j’aime, de profiter d’une vie simple.
J’ai découvert que la liberté, l’absence de contraintes de temps et de lieu, comptent plus pour moi que la carrière.
J’ai aussi réalisé que je n’ai pas besoin de beaucoup pour être heureuse : vivre au jour le jour, pas de maison, pas de voiture, simplement mon sac à dos et une vie minimaliste me suffisent.
Comment arrives-tu à trouver l’équilibre entre découverte, émotions fortes, et temps pour toi ?
Pour être honnête, ce n’est pas toujours facile !
Certaines semaines, je cours partout, entourée d’amis, invitée à des activités, sans un moment à moi.
Mais ce qui m’équilibre, ce sont mes routines du matin et du soir : méditation, écriture, lecture.
Même quelques minutes suffisent pour me recentrer et garder un ancrage, malgré l’intensité du voyage.

Est-ce qu’il y a eu des moments plus difficiles ? Comment arrives-tu à les dépasser pendant un voyage ? ⛈️
Oui, bien sûr : fatigue, mauvaises rencontres, solitude, doutes… ça fait partie du voyage.
Pour dépasser ces moments, j’ai plusieurs stratégies : sortir, marcher, voir des amis, faire une activité pour éviter de rester à ruminer.
Parfois, pleurer un bon coup et se reposer aide aussi.
Appeler un proche me fait du bien.
La méditation et l’écriture m’aident beaucoup à relativiser et à me rappeler que tout passe, que ça ira mieux.
➔ Compléter sa lecture : 10 Conseils pour Gérer la Déprime en Voyage
Expériences de Voyage de Camille
Astuces de voyage pour petit budget, adaptation, logement…
Tu es passée d’hôtels confortables à des dortoirs partagés. Comment vis-tu ces contrastes ?
Je m’adapte facilement.
Les dortoirs apportent une ambiance conviviale et permettent de rencontrer du monde, en plus d’être économiques.
Mais c’est vrai qu’après trop de bruit, on a envie de retrouver son intimité.
Les hôtels, eux, offrent confort et repos, mais parfois cela peut être plus solitaire.
J’aime jongler entre les deux, selon mes besoins du moment.
Finalement, ces contrastes montrent que je suis capable de voyager de plusieurs façons et que chaque expérience a ses avantages.

Voyager sans revenu fixe peut être stressant. Comment tu gères ton budget et ta sécurité financière en voyage ?
C’est stressant, oui, mais ça fait partie du choix.
J’ai ma méthode « old school » : un fichier Excel par pays, où je note toutes mes dépenses pour garder une vision claire.
Je garde toujours des économies séparées que je ne touche pas, sauf en cas d’urgence.
Je m’alloue un budget voyage spécifique, sans toucher à mon épargne de sécurité.
Je ne suis pas hyper stricte au quotidien, mais je reste attentive.
Et comme mon style de voyage est assez simple (auberges, street food, transports locaux, bénévolat), ça aide beaucoup.
➔ Découvrir les différents types de voyage autour du monde

As-tu des astuces concrètes pour voyager avec un petit budget tout en profitant au maximum ?
Oui, plusieurs :
- privilégier les pays abordables (souvent en Asie),
- loger en auberge de jeunesse,
- manger street food ou dans des restos locaux,
- éviter le shopping et limiter l’alcool,
- marcher le plus possible ou prendre Uber pour éviter les arnaques,
- profiter des activités gratuites ou extérieures,
- faire du bénévolat (logement et repas inclus),
- parfois réduire les repas à 2 par jour, ce qui correspond à mon mode de vie.
Tout est question de choix et de priorités.

➔ Compléter ma lecture : 16 Conseils pour Voyager avec un Petit Budget
Tu as aussi fait du volontariat. Comment choisis-tu les projets dans lesquels t’investir ? Et que t’apportent ces expériences humaines ?
Je choisis en fonction de mes valeurs et de mes rêves.
Comme j’aimerais un jour ouvrir une auberge de jeunesse, j’aime faire du bénévolat dans l’hospitalité, pour découvrir les coulisses et apprendre le métier.
J’ai aussi fait du volontariat dans une ferme au Népal, car j’aime la nature : travailler la terre, s’occuper des animaux, comprendre d’où vient ce qu’on mange.
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Ces expériences m’apportent énormément : elles permettent de rencontrer de belles personnes, de partager le quotidien des locaux, de se sentir utile, et de vivre le pays de l’intérieur, au-delà du tourisme classique.
➔ Explorer le concept du Workaway


Merci beaucoup Camille pour ton interview inspirante et ta vision positive de la vie & des voyages.
À bientôt pour Pékin Express. 😉
Si l’interview t’a plu, n’hésite pas à laisser un petit commentaire juste en dessous.

Tu peux suivre Camille sur Instagram ou directement sur son blog.
Je t’invite aussi à lire l’interview de Julien, Nouvelle vie au Portugal.




Super article, beau parcours!
Merci Sylviane, ça fait plaisir !
Hola Inesita; aprendi de las estrategias que tiene Camille para sobrellevar los momentos difíciles. Solo me hubiese gustado saber si como parte de sus estrategias para sobrellevar los momento estrésales o difíciles, recurre a alguna canción o película o libro no sé 🙂 , (maybe it is late, me hubiera gustado estar en la entrevista ejejejeje)
Cuidate mucho,
¡Hola! 🙂
Qué bueno que te hayan servido las estrategias de Camille.
Y sí, a veces también utiliza cosas muy sencillas para manejar los momentos difíciles, como escuchar una canción, ver una película o leer algo que le gusta.
¡Cuídate mucho!