Voyager Seule en Mongolie : Mon Aventure
Voyager seule en Mongolie, c’est découvrir des paysages immenses, goûter à une vraie liberté et apprendre à composer avec les imprévus. Mais concrètement, à quoi s’attendre quand on est une femme et qu’on part seule ?
Je te partage mon expérience et mes conseils pour préparer ton voyage, te sentir plus sereine et mieux comprendre les réalités du solo féminin en Mongolie.
Pourquoi Partir Seule en Mongolie ?
J’ai toujours rêvé d’explorer la Mongolie.
Un rêve d’enfant, avec des images de steppes infinies, de chevaux libres et de yourtes perdues dans le vide.
Et puis un jour, sans vraiment l’avoir planifié, j’y étais presque.
J’étais en Chine (👉 Voyager seule en Chine), déjà en mouvement, dans ce rythme où les frontières deviennent plus des idées que des obstacles. Et naturellement, le Transmongolien s’est imposé.
Traverser la frontière en train, de Pékin jusqu’à Oulan-Bator, était un autre rêve qui cochait enfin la liste.
Je suis partie seule, avec l’envie de voir ce qui m’attendait de l’autre côté.
Mais voyager en Mongolie au féminin soulève aussi quelques questions :
Comment s’organiser dans un pays aussi immense ? Peut-on facilement rencontrer d’autres voyageurs ? Et quelle place reste-t-il à l’improvisation ?
📍 Arriver à Oulan-Bator : la fatigue et le basculement
Je suis arrivée à Oulan-Bator fatiguée. Pas vraiment du voyage, mais de tout ce qui s’était accumulé en Chine : les imprévus, la logistique, une tension invisible qui reste dans le corps sans qu’on s’en rende compte.
Et pourtant, je ne me sens pas perdue.
Voyager seule, je connais.
Je me pose dans une auberge tenue par Mickey.
Et là, tout change très vite.
Je rencontre Nathan, Rémy, Margaux et Aurel.
Ils parlent d’un tour dans la steppe.
Je dis non.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Et puis je dis oui.
Sans savoir que 48 heures plus tard, je serai à cheval dans un monde où il n’y a plus de route.
Comment Organiser son Voyage Solo en Mongolie ?
Organiser un voyage en Mongolie dépend surtout de ton rapport à l’autonomie et à l’imprévu.
Le pays est immense, assez brut, et la logistique peut vite devenir complexe.
De mon côté, j’ai testé un mix entre encadrement, groupe et spontanéité sur place.
👤 Avec Guide : Structurer sans Stress
C’est l’option que j’ai utilisée en partie.
Le guide (et surtout le chauffeur) change complètement la dynamique : il ouvre des portes vers des familles nomades isolées et simplifie toute la logistique dans un pays où les distances sont énormes.
✔ Points positifs
- accès à des zones difficiles d’accès
- immersion chez les nomades
- logistique totalement gérée
❌ Limites
- moins de liberté sur les arrêts
- rythme parfois imposé
👉 Mon ressenti
Je me suis sentie libre malgré le cadre, parce que la Mongolie reste tellement vaste que tu gardes une vraie sensation d’espace.
👥 En Groupe : le Format le plus Naturel
En réalité, beaucoup de voyageurs solos finissent en petit groupe sur place.
C’est ce que j’ai vécu en rencontrant d’autres voyageurs à Oulan-Bator.
✔ Avantages
- partage des coûts
- sécurité et ambiance conviviale
- flexibilité encore présente
❌ Limites
- décisions partagées
- moins d’indépendance
👉 Pour moi, c’est le meilleur compromis pour une première expérience.
En Autonomie Totale : Possible mais Exigeant
C’est faisable, mais clairement plus complexe.
Entre les distances énormes, les routes parfois inexistantes et les transports centralisés à Oulan-Bator, l’autonomie demande beaucoup d’organisation.
👉 Je le recommande surtout si :
- tu as déjà voyagé en mode très indépendant
- tu es à l’aise avec l’isolement
- tu n’as pas besoin de confort logistique
💡 Mon Choix (et ce que je referais)
Avec le recul, le mélange des trois formats est ce qui m’a le plus convenu.
✔ Ce que je referais
- mixer guide + groupe + liberté sur place
- garder de la flexibilité totale
- m’adapter en fonction des rencontres
❌ Ce que je ferais différemment
- éviter de trop planifier à l’avance
- sous-estimer encore moins les distances
Les Réalités Concrètes du Terrain en Mongolie
La Mongolie n’est pas “confortable”.
C’est important de le dire.

- pas de toilettes occidentales
- peu d’eau
- nourriture répétitive (beaucoup de mouton, abats parfois proposés)
- longs trajets très fatigants
- routes inexistantes hors axes principaux
Un jour, on a passé près de 10 heures en voiture hors piste.
On a crevé.
On a continué.
Et on est arrivé dans un endroit… très loin de tout confort.
Mais ce genre de moment fait partie de l’expérience.





































Merci Inès pour ce récit très touchant ! On sent toute la force de ce voyage en solo, et les paysages de Mongolie donnent vraiment envie de grands espaces.
Merci Hugo pour ton retour ! Je te souhaite de visiter la Mongolie un jour ! 🙂