Interview de Fanny, Expatriation en Irlande Partie 1



J’ai rencontré Fanny lors d’un voyage en Indonésie, au bord du paisible lac Toba.

Dès nos premiers échanges, j’ai été frappée par son énergie, sa détermination et la façon sincère dont elle partage ses aventures.

De l’Irlande à l’Asie du Sud-Est, elle trace sa route avec curiosité et courage.

Aujourd’hui, elle nous raconte son parcours en Irlande.

Lire la Partie 2 de l’interview : Fanny, Voyages en Asie du Sud-Est


Présentation de Fanny & Déclic du Voyage


Peux-tu te présenter brièvement pour celles et ceux qui te découvrent ?


Je m’appelle Fanny Luxembourger, j’ai actuellement 26 ans lors de mon premier gros voyage soit en Asie du sud-est j’avais 24 ans.

Portrait de Fanny souriante avec une fleur sur l’oreille, lors de ses voyages en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la douceur, la joie et le charme du voyage solo féminin

Comment ton premier grand voyage en Asie du Sud-Est s’est-il décidé ?


J’ai toujours voulu voyager loin.

Je devais partir en Nouvelle-Zélande pour aller travailler et puis…

J’ai rencontré quelqu’un qui n’en avait pas envie.

J’avais un micro-budget, donc je suis finalement partie en Asie du Sud-Est (consulter l’interview de Fanny Partie 2)

Fanny posant avec deux jeunes lors de ses voyages en Irlande et en Asie du Sud-Est, sourires et complicité au rendez-vous. Illustration qui met en avant les rencontres, l’échange culturel et la convivialité du voyage solo

Pourquoi as-tu choisi de voyager seule ?
Est-ce un choix par défaut ou par envie de liberté ?


Ça faisait 6 ans que je travaillais chez Leroy Merlin, très mal payé à faire des tâches qui n’étaient pas sur mon contrat.

En gros, j’étais manager payé au SMIC en tant que conseillère de vente et en fait j’ai fait clairement un burn out.

C’est comme ça que j’ai pu partir à l’étranger.

Vivre et Travailler en Irlande ☘️


Tu as vécu en Irlande : qu’est-ce qui t’a attirée là-bas ?


J’ai mon frère qui habite en Irlande depuis 3 ans.

J’ai eu l’opportunité de travailler dans un hôtel à Ballina, sans avoir à chercher un emploi ni un logement avant mon arrivée.

Je suis aussi venue pour apprendre l’anglais, alors que je ne le parlais pas du tout.

Pour moi, c’était comme si on me demandait de parler polonais (rires) !

Fanny souriante au service client, debout à côté d’une table dans un grand restaurant, lors de ses voyages en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture l’accueil chaleureux, la convivialité et l’expérience du travail ou de la rencontre dans la restauration

J’ai eu l’opportunité de ne pas chercher le travail ni le logement et de vivre directement en Irlande.

Je ne parlais pas du tout anglais, pour moi, c’était comme si on me demandait de parler polonais (rires)

Falaises spectaculaires surplombant l’océan Atlantique, paysages verdoyants emblématiques de l’Irlande. Le drapeau tricolore flotte fièrement au vent, symbole de l’identité irlandaise

Comment s’est passée ton intégration sur place ?

As-tu rencontré des difficultés avec la langue ou la culture ?


Les Irlandais sont très gentils, bienveillants et patients.

Ici, les employés sont respectés et les contrats sont différents de ceux en France.

Plage et baie avec eaux calmes et paysage en arrière-plan, lors des voyages de Fanny en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la sérénité, la beauté naturelle et l’atmosphère paisible des rivages explorés

J’ai toujours eu des responsabilités dans mes emplois, mais ici, c’est compliqué de ne pas pouvoir exprimer clairement mes besoins.

En France, on s’est beaucoup moqué de moi à cause de mon anglais, alors je suis frustrée de ne pas réussir à dire tout ce que j’aimerais.

En Irlande, je découvre une autre façon d’être accueillie et accompagnée malgré cette difficulté.

Panorama mêlant plage, eau et prairies verdoyantes, aperçu lors des voyages de Fanny en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la beauté naturelle, la sérénité et l’émerveillement des paysages explorés

Est-ce que tu peux nous parler d’un moment marquant de ton expérience professionnelle en Irlande ?


Comme je ne parle pas bien anglais, mes phrases n’étaient pas toujours justes.

Pendant longtemps, aux clients, aux managers et à mes collègues :

“It’s very difficult because I don’t have a partner in my life…”

Ce que je voulais dire, c’est que je n’avais personne avec qui pratiquer l’anglais ou partager des activités.

Au bout de deux ou trois mois, quelqu’un m’a demandé ce que je voulais vraiment dire.

Illustration de Marco Bulles lors d'une interview en bande dessinée, représentant un échange dynamique avec un journaliste

J’ai alors compris que, depuis tout ce temps, tout le monde croyait surtout que je disais que je n’avais pas de mec.

Personne ne m’avait corrigée, sûrement parce que les Irlandais sont hyper respectueux.

Aujourd’hui, cette anecdote me fait encore beaucoup rire.

Cottage traditionnel observé lors des voyages de Fanny en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture l’authenticité, le charme rural et l’architecture typique des régions visitées

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite tenter la même aventure ?


Déjà j’incite tout le monde à partir que ce soit pour travailler ou voyager.

Si tu es comme moi, bloquée par l’anglais, la peur de parler en public ou la flemme d’apprendre…

Je pense qu’il faut venir avec des phrases apprises par cœur sur le bout des doigts en anglais.

Ça permet de se sentir plus à l’aise au début.

Selfie de groupe avec Fanny et deux autres personnes, Fanny en train de goûter de la nourriture locale d’Asie du Sud-Est, style Vietnam. Illustration qui capture le partage, la convivialité et la découverte culinaire pendant le voyage

Il faut oser se lancer, même si on a peur de ne pas y arriver.

Pour moi échouer c’est de ne pas essayer.

J’ai réalisé que l’argent investi dans une expérience t’aide aussi à ouvrir d’autres portes et à trouver des réponses.

Mais je peux comprendre que ça fasse peur.

Mais la fierté que tu as derrière : elle est juste trop énorme.

Je pense que si tu étais toute seule à 100% et qu’il n’y avait personne autour de toi pour te juger…

Tu ne te laisserais pas influencer par le regard des autres.

Fanny sur un scooter rouge, parcourant un paysage de montagnes lors de ses voyages en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la liberté, l’aventure et l’exploration des paysages pittoresques

Mais oui, le « un jour » c’est un problème car la vie elle passe, elle passe, elle passe.

Si c’est un rêve, il ne faut pas se contenter de le rêver : il faut essayer de le réaliser.

En Savoir plus : Lire l’article
Pourquoi croire en ses rêves ?

Et si tu devais choisir : quel serait ton top 3 des destinations à ne pas manquer en Irlande ?


Voici la carte des destinations recommandées par Fanny

Pour bosser, je dirais Galway en premier.

C’est une petite ville étudiante, animée et très mignonne, proche de beaux sites naturels.

Juste à côté tu as les Lacs du Connemara, au-dessus tu as Achill Island, ou encore les falaises de Moher.

Et tu as aussi Limerick et Waterford que j’ai réellement appréciés.

Et pour voyager, je conseille le Kerry qui est incroyable qui réunit montagnes et mer.

Il y a plein de randos à faire. J’y suis allée il n’y a pas longtemps et j’ai adoré.

Fanny souriante et détendue au sommet d’une montagne, profitant d’un panorama lors de ses randonnées en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la liberté, l’aventure et l’émerveillement du voyage solo en pleine nature

On peut aussi citer le comté de Donegal, tout au nord de l’Irlande – super belle région pour les mêmes raisons.

Achill Island c’est une région préservée depuis des décennies.

C’est l’ancienne Irlande avec les maisons blanches et les toits en paille encore.

J’ai vraiment adoré cette partie là de mon voyage !

Mouton perché en haut d’une colline, avec un panorama de collines et paysages en arrière-plan, lors des voyages de Fanny en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la tranquillité, la nature et l’authenticité des paysages ruraux

 

Partager pour Inspirer


Tu partages tes aventures sur Polarsteps.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de documenter tes voyages ?


C’est un pote à moi qui m’a fait découvrir cette application qui est vraiment géniale.

Je m’en sers encore aujourd’hui.

En Asie, je l’ai surtout utilisée comme un vrai carnet de voyage virtuel, pour garder des souvenirs.

Les photos et les vidéos permettent de partager le voyage, même si elles ne retranscrivent pas complètement la réalité.

Et d’avoir reçu énormément de messages de gens qui me disent :

« Mais franchement merci Fanny, tu nous fais voyager à travers tes photos, tu nous donnes des expériences. On sait d’où tu viens… »

J’aime bien écrire, je trouve que c’est plus pertinent qu’à l’oral.

Recevoir des messages positifs comme ça, ça me fait trop du bien !

La vie c’est c’est pas un rêve.

Le rêve il faut le vivre !

J’ai toujours voulu faire partager ces voyages aux gens.

As-tu eu des retours de personnes qui ont été inspirées par ton parcours ?


Déjà pour être honnête, ce n’est pas parce que je réponds à toutes tes questions maintenant…

Mais toi tu m’as vachement inspirée.

Ah oui, quand même, la nana voyage depuis 7 ans ! C’est badass quand même !

En plus, ton rythme de voyage était vachement lent et centré sur l’humain.

Après d’autres gens qui m’ont inspirée dans mon parcours… Les gens qui sont en vélos (cyclotouristes), ils sont là en train de faire le tour de l’Europe.

Mais mon grand-père, il m’inspire aussi !

Mes grands-parents ont toujours voyagé. À l’époque, ils n’avaient pas les mêmes moyens qu’aujourd’hui.

Avec les réseaux, Google Maps et les applications, c’est vrai que c’est plus simple pour nous.

En savoir plus : 41 Applications Gratuites pour Voyager

Femme birmane souriante avec un long collier autour du cou, rencontrée par Fanny lors de ses voyages en Irlande et en Asie du Sud-Est. Illustration qui capture la rencontre culturelle, l’humanité et la beauté des traditions locales
Une femme qui m’a énormément touchée à la frontière de la Birmanie qui m’a dit sur Google Traduction « J’ai laissé ma famille dans la guerre en Birmanie pour me sauver, mais aujourd’hui j’ai sauvé ma vie, mais pas mon esprit, car il n’y a pas un jour qui passe sans que je culpabilise d’être seule sans les miens »

Mon grand-père, quand il nous parlait de ses voyages, il était très inspirant, très posé. C’était wow !

On est juste des petites fourmis par rapport à la grandeur du monde.

Les gens qui osent, qui essaient.

C’est vraiment des gens qui vivent leurs rêves.

C’est ça qui m’inspire.Illustration de deux personnes en pleine discussion, avec des bulles de dialogue au-dessus de leur tête, dans le cadre d'une expérience de Wwoofing

As-tu déjà envisagé d’arrêter de voyager ? Pourquoi ?


Arrêter le voyage ? Non !

C’est ça qui me fait vibrer, qui me donne mes objectifs, qui me fait tenir dans mes boulots actuels pour gagner de l’argent.

Après, je ne sais pas si je te dirai le même discours dans 3 ans, 4 ans, quand j’aurai un chéri.

J’ai eu un chéri entre-temps, mais c’est ce que je kiffe le voyage.

Je me suis peut être posée la question quelques fois :

 » Est-ce que je vais pas arrêter à un moment ? Est-ce que ce n’est pas une échappatoire à quelque chose ? « 

Je me suis rendu compte que je cherchais parfois des réponses qui correspondaient davantage aux attentes des autres qu’à mes propres envies.

Quand je le fais, je sais ce que j’aime au fond de moi.

Je suis partie en Irlande pour apprendre l’anglais, en Asie du Sud-Est pour explorer cette partie du monde.

C’était le début de beaucoup de choses.

À travers son expatriation en Irlande, Fanny raconte le courage de recommencer ailleurs, sans langue, sans repères, mais avec l’envie d’avancer.

Une expérience humaine faite de doutes, d’apprentissage et de fierté.

Merci encore, Fanny, pour cette interview inspirante.

Je t’invite aussi à lire Eugénie Tour d’Asie en Solo.

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