Thomas, Interview : Nouvelle-Zélande & Nouvelle-Calédonie
Thomas est devenu un ami au fil de nos voyages.
Nous nous sommes rencontrés en Nouvelle-Zélande à Wellington puis à Queenstown, Wanaka, Christchurch et enfin ensemble dans un pub sur Grande Barrière Island.
➔ Il nous raconte son voyage en PVT Nouvelle-Zélande et son immersion en Nouvelle-Calédonie.

Interview Audio de Thomas

Lien vers l’interview audio Thomas
Présentation de Thomas
Globe-trotter curieux, Thomas partage ses expériences authentiques autour du monde

Inès : Salut Thomas, ça va bien.
Alors pour commencer, est-ce que tu peux nous raconter ce qui t’a donné envie de partir en Nouvelle-Zélande ?
Thomas : Ce qui m’a donné envie ça fait déjà un moment que j’y pensais parce que pour l’anecdote au début je voulais venir ici étudier à la base.
J’avais demandé à faire un échange ici à Dunedin précisément donc il y a 5 ans, 6 ans ouais.
Ça c’était pas fait. Mais là l’occasion c’est représenté.
Donc je suis venu et ce qui ce qui m’a motivé à venir ici les paysages je pense.
Je suis très montagne.
J’aime beaucoup la montagne, les paysages un peu nature comme ça. Je me dis que ça.
J’ai beaucoup aimé l’Écosse et l’Irlande quand j’y étais.
J’avais l’impression que ça ressemblait un peu en mode Irlande.
J’ai rompu la malédiction quand il m’avait refusé mon échange.
J’y suis allé. Ouais et voilà donc découvrir les paysages.
Aussi l’idée de partir au bout du monde.
Juste j’aime bien l’idée d’avoir traversé la terre.
On peut difficilement faire plus loin. Des fois j’aime bien… Tu regardes la carte et tu observes – tu es totalement à l’opposé.
Donc ça m’a plu.
J’aime bien le rugby aussi.
Inès : Ah oui ! Peux-tu nous parler de ta passion pour le rugby ?
Thomas : Ça fait depuis tout petit.
Je suis né dans un endroit où un village où le rugby est très ancré.
Inès : Tu es né où ?
Thomas : Bourgoin-Jallieu dans l’Isère.
Où les gens sont joyeux.
Inès : C’est à côté de quelle grande ville ?
Thomas : C’est une petite ville entre Lyon et Grenoble et où si on est honnête – il y a pas grand chose à faire à part à part le rugby.
Euh donc voilà je suis tombé là-dedans quand j’étais petit.
Notamment mon grand-père jouait. Je regardais notamment les All Blacks jouer en France.
Inès : Est-ce que c’est une raison de pourquoi tu as choisi la Nouvelle-Zélande ?
Thomas : C’est une raison secondaire.
Je suis pas venu là juste pour le rugby je suis d’abord venu là parce que le pays m’attirait, mais c’est un joli bonus quoi.
Ouais c’est quand tu t’intéresses un peu au rugby.
C’est un peu le pays du rugby la Nouvelle-Zélande.
Inès : Est-ce que tu prévois d’aller voir des matchs ?

Thomas : Non seulement je prévois mais ça a déjà été fait d’ailleurs. Un petit match à Christchurch. D’ailleurs, tu étais là.
Comme tu l’as dit en juillet, la France vient jouer donc.
Donc voir un match Nouvelle-Zélande France vs Nouvelle-Zélande.
Inès : Je pense que c’est un petit rêve pour plein de gens.
Thomas : C’est un petit sommet quand tu es fan de rugby donc on attend ça avec impatience
Inès : Je pense que ça va être électrique.
Thomas : Ouais, puis je pense ça sera bien partagé entre français et néo-zélandais.
Parce que quand même pas mal de français ici. Comme toi aussi pu le voir je pense donc ça va être très sympa.
Inès : Je pense qu’il y a pas mal de français même partout dans le monde, c’est complètement dingue.
Thomas : Mais ouais donc ça va être très sympa.
Inès : Je pense trop bien bah j’ai hâte de voir ça parce que du coup on y va ensemble 12 juillet donc c’est trop chouette à Wellington dans la capitale.
Alors on va passer à la question suivante.
Tu as grandi en Savoie ?
Thomas : J’ai grandi en Isère.
Tu as grandi en Isère.
Inès : Pardon c’est pas la Savoie !

Peux-tu nous raconter ton expérience à Dublin où tu as fait un erasmus ?
Thomas : Euh ouais du coup j’ai passé un an à Dublin.

Inès : Qu’est-ce qui t’a plu là-bas ?
Thomas : Du coup c’était la même année où j’avais postulé pour venir ici en fait.
J’ai pas été pris ici mais j’ai été pris à Dublin.
Irlande & Écosse
Des landes sauvages d’Irlande aux lochs mystérieux d’Écosse, Thomas nous emmène au cœur des légendes celtiques.
Thomas : Oui et j’ai beaucoup aimé Dublin.
Pour la ville essentiellement.
Je trouve il y a une atmosphère là-bas.
C’est une jolie ville, mais c’est pas extraordinaire, en termes d’architecture si on est honnête puis il fait souvent gris.
La météo est irlandaise quoi.

Mais je trouve que la vibe de la ville, les gens, l’ambiance est vraiment spécial.
Je m’y suis vraiment bien senti.
Il y a une culture irlandaise et une culture très pub.
Oui et le pub c’est pas forcément juste pour boire une bière.
C’est là-bas que tu rencontres le peuple.
C‘est un lieu de vie.
Inès : C’est un peu comme les cafés en Nouvelle-Zélande.
Thomas : Exact. C’est un peu comme le café ici.
Et du coup j’ai vraiment vraiment aimé cette ville.
Pour ça et puis même le pays. J’ai eu l’occasion de faire le tour un peu du pays.
Il y a des paysages qui sont un peu semblables à ici.
C’est très vallonné.

Inès : Où tu as voyagé en Irlande ?
Thomas : Donc tu tu la région Dublin où il y a déjà pas mal de choses à faire sur la côte Est.
Sur la côte ouest aussi.
Sur la côte Atlantique donc tu as Galway, Lacs du Connemara…
C’est aussi chouette le ring of Kerry.

Cork aussi, de l’autre côté.
Et l’Irlande du Nord. Donc Belfast la côte nord.
Inès : Qu’est-ce que tu penses de l’Irlande du Nord ? Tu as trouvé ça sympa ?
Thomas : J’ai trouvé ça sympa. C’est différent, c’est pas le même pays au finalement.
Mais je trouve qu’on le sent donc c’est assez bizarre.
Inès : Il y a une lourde histoire à Belfast.
Thomas : Il y a beaucoup de peinture murales qui retrace la guerre.
La guerre civile irlandaise ok et tu sens que ouais.
Il y a eu des choses qui se sont passées pas forcément très sympathiques et je trouve que ça reste un peu dans l’âme de la ville.
Et après le pays en soi est aussi très joli en Irlande du Nord mais l’ambiance est spéciale à Belfast.
Voilà c’est une ville un peu plus lourde au sens historique j’ai l’impression.
Mais même avec les autres villes d’Irlande, même Dublin j’ai trouvé ça spécial.
Par exemple le contraste par rapport à Cork la seconde ville d’Irlande qui est beaucoup plus calme.

Inès : C’est là où j’étais arrivé en ferry, je me souviens.
Thomas : En Bretagne puis après tu prends le ferry ?
Inès : Oui, on est parti depuis Roscoff. C’est un voyage d’une journée je crois.
C’est ma mère qui avait fait ça. On avait voyagé en bateau.
C’était vraiment cool l’Irlande. Puis tu as toute la l’histoire de la Guinness aussi.

Thomas : Une culture bière qui est quand même très présente.
Inès : Culture scones, culture anglaise.
Thomas : C’est un peu comme nous avec le vin. Eux, c’est la bière.
Inès : Et le whisky.
Thomas : D’ailleurs, ils se battent avec les écossais pour savoir qui a inventé le whisky.

Inès : Est-ce que tu es déjà allé en Écosse ?
Thomas : Du coup j’ai pu y aller quand j’étais en Irlande.
J’y suis allé deux fois.
Sur les deux fois, j’ai fais une fois et Édimbourg et la deuxième fois on a fait un road trip de Glasgow vers l’île de Skye vers Inverness.

Et on est revenu comme ça sur deux semaines et bah les paysages sont incroyables aussi.
Inès : C’est sur ma liste. Et tu as eu du beau temps parce que c’est pas vraiment réputé pour être clément niveau météo ?
Thomas : On a eu tous les temps en une journée. En mai on a eu de la neige.
Mais ça fait partie du truc tu vois… De toute façon vu comme c’est vert il n’y a pas de secret.

Inès : Est-ce que tu as été voir le lac du Loch Ness.
Thomas : Ouais. Mais j’ai pas vu le monstre.
Inès : Ah mince, dommage !
Thomas : Ouais on a vu le lac du Loch Ness l’île de Skye, aussi c’était incroyable.
Inès : Donc tu recommanderais l’île de Skye c’est bien ?
Thomas : Ça fait penser aussi un peu à la Nouvelle-Zélande par moment.
Inès : Pas besoin d’y aller encore alors, j’ai déjà vu haha
Thomas : Si la Nouvelle-Zélande te manque, tu iras en Ecosse 😉

1 mois et demi / Thomas en Nouvelle Calédonie
Entre lagons turquoise et terres rouges, Thomas partage son aventure au cœur de la Nouvelle-Calédonie 😉

Inès : Et donc j’ai suivi tes voyages. Tu es aussi passé par la Nouvelle-Calédonie ?
Thomas : Exactement.
Inès : Qu’est-ce que tu retiens de ton voyage là-bas ? Parce que c’est très différent de la NZ.
Est-ce que tu t’es senti vraiment dépaysé ?
Thomas : C’est très différent, oui.
Déjà parce qu’au niveau climat ça n’a rien à voir. C’est vraiment tropical.
Il fait très chaud en Nouvelle-Calédonie.
Même par rapport à ici. En termes de dépaysement….
C’est bizarre parce que c’est quand même la France. Mais c’est la France sans être la France !

Inès : Qu’est-ce que tu entends par là ?
Thomas : Par exemple, ce qui m’a pas vraiment surpris mais interpellé, c’est que dès que tu arrives là-bas…
Le premier truc que tu vois c’est des marques comme : piscine Desjoyaux, Carrefour, Décathlon, Auchan, Casino…
Tu sais les marques françaises.
Donc tu te sens quand même un peu chez toi… Mais en même temps pas vraiment.
Tu sens quand même que tu es à 20 000 Kilomètres de la France.
Mais tu sens qu’il y a une culture locale aussi.
Inès : Donc c’est des populations différentes, des paysages différents, un climat différent…
Thomas : Bizarrement les paysages… Ça reste une petite île mais les paysages sont très différents d’un endroit d’un bout à l’autre de l’île par exemple.

Si tu vas sur la côte Est ça ressemble un peu à la Nouvelle-Zélande.
D’ailleurs j’étais surpris.
C’est très montagneux. Avec des falaises qui tombent un peu directement dans la mer, très vert aussi ça rejoint un peu par exemple vers Nelson tu vois les paysages d’Abel Tasman.
Ce genre de paysages… Je m’y attendais pas.
Sauf qu’il fait bien plus chaud 😉
Donc ça c’est à l’est de la Nouvelle-Calédonie.
Si tu vas à l’ouest, c’est vraiment plages et lagons, comme on peut s’imaginer les îles.
Comme la Polynésie française par exemple.

Inès : Ah, ça fait rêver quand même comme pays.
Thomas : Oui, c’est un beau pays à voir
Après là du coup la situation était un peu tendue, toujours un peu tendue après les événements.
Inès : C’est vrai que tu y es allé pendant un contexte politique un peu compliqué.
Avec les… Kanaks !
Kanak, c’est le nom donné aux peuples autochtones de Nouvelle-Calédonie. Ce sont les premiers habitants de l’île, d’origine mélanésienne.
Ils ont une culture riche, avec leurs propres langues, leurs traditions, et un lien très fort avec la nature et la vie en communauté.Aujourd’hui, le mot Kanak est utilisé avec fierté, même s’il a été mal vu à l’époque coloniale.


Thomas : Oui, les émeutes de l’été dernier…
Inès : Tu as vécu des émeutes ou pas du tout ?
Thomas : Là, Il y avait plus d’émeutes.
Tu pouvais te balader un peu comme tu voulais mais tu sens quand même que les petites tensions.
Par exemple, on n’a pas pu aller partout…
Il y avait des barrages au sud de l’île qui nous empêchait d’y aller.
Puis même à Nouméa ou bon, ça craint rien à Nouméa, mais il y avait beaucoup de militaires présents.
Inès : D’accord, donc un climat de sécurité vraiment différent de la Nouvelle-Zélande, quand même…
Thomas : Ah oui, oui !

La Nouvelle-Zélande c’est peace même quand on a vu les Maoris manifester…
C‘était un peu plus un peu plus tendu mais après ça ça m’a pas empêché – déjà de voir mes amis qui vivent là-bas et de faire des trucs.
Inès : Oui c’est pour ça que tu es allé en Nouvelle-Calédonie. C’était pour voir deux amis ?
Thomas : Ouais, j’ai deux amis qui vivent là-bas depuis 3 ans.
Dont un qui est originaire de là-bas.
Je les ai connu en métropole.
Donc c’était l’occasion de les voir chez eux.
C’était très cool très sympa.
Très beau pays et ouais c’est un petit bout de France de l’autre côté du monde, donc ça fait un peu bizarre.
Inès : C’est la première fois que tu allais dans des îles DOM-TOM ?
Thomas : J’étais allé aussi en Martinique et en Guadeloupe
Du coup je te dirai que ça m’avait pas fait le même effet. Mais bon j’étais un gamin quoi,
On vit peut-être pas la même chose quand on est gamin.
Inès : À recommander si tu pouvais choisir en Nouvelle-Calédonie, est-ce qu’il y a un spot qui t’a marqué ? Ou non ?

Thomas : Si. J’en ai deux en vrai.
Je les mettrai sur une carte. Comme je t’ai dit… Tu as la côte Est, au nord-est plus précisément.

Vraiment une ambiance forêt, tropicale et falaise.
Et en plus faut savoir que tu as vraiment pas de ville quoi c’est vraiment nature. Nature peinture.
Tu as que des tribus de kanaks, la population locale native.
Et notamment l’impression d’être au bout du monde pour le coup. Donc ça c’était très sympa.
L’île des Pins c’est une petite île au sud de la Nouvelle-Calédonie. Très jolie.

Thomas : Ouais, c’est l’endroit parfait si tu aimes faire de la plongée ou du snorkeling.

Inès : Et comment tu t’y rends ?
Thomas : En bateau ou en avion.
En bateau c’est à deux heures de bateau de Nouméa en avion c’est à une demi-heure.
Quelques photos de Nouméa, la capitale de la Calédonie :


Inès : Ok tu peux prendre un ferry pour t’y rendre.
Thomas : Tu peux prendre un ferry.
Et en plus bah je pense que quand j’y étais, il y avait pas beaucoup de monde.
Comme les touristes ne sont pas encore trop revenus.
Donc c’était vraiment super.
Puis une fois que tu es sur l’île tu peux faire facilement le tour tout en scooter en une heure.


PVT / Thomas en Nouvelle-Zélande
Comment Thomas a vécu son PVT au pays des Kiwis

Inès : Ok très bien c’est intéressant. On repart un peu sur la Nouvelle-Zélande.
C’est quoi la première impression que tu as eu quand tu es arrivé ici et tu es atterri où ?
Thomas : Du coup j’ai atterri à Auckland.
Un soir à 3h du matin.
Inès : (rires) Pourquoi si tard ? Décalage horaire.
Thomas : Ouais décalage horaire et de l’avion.
Du coup la première impression que j’ai eu c’est le centre ville d’Auckland qui est très très américain.
Le CBD.
Mais je sais pas je me suis tout de suite senti bien je trouvais qu’il y avait une bonne une bonne vibe.
Après… ça restait une ville quoi.
Inès : Première impression donc zen attitude.
Tu es arrivé quel mois ?
Thomas : Je suis arrivé en octobre.
Inès : C’est le début du printemps.
Thomas : Oui et en me baladant dans la rue… J’ai trouvé tout de suite les gens assez tranquille.
Inès : Pourtant Auckland, c’est souvent décrié comme ville, c’est souvent mal aimé, même de néo-zélandais.
Toi tu n’as pas eu une mauvaise impression en arrivant à Auckland ?

Thomas : Finalement non ça m’a pas déplu Auckland. Je n’avais pas prévu d’y rester tout mon PVT non plus.
Et tu sais, tu peux faire les îles autour aussi.
Dans la baie de Waiheke, sur les îles autour du coup Rangitoto.
À la plage de Piha.
Après je pense aussi que c’était bien d’arriver à Auckland…
Bah là tu vois aujourd’hui je pense pas que je retournerai à Auckland mais j’en garde pas un mauvais souvenir 😉
Contrairement pas mal de gens que j’ai croisé.
Inès : Aussi tu retourneras certainement à Auckland pour prendre un avion.
Moi je vais faire la même chose je pense à chaque fois c’est un peu le hub quand même pour partir.
Thomas : Bah tu as quand même l’aéroport international qui est là-bas.
Mais ouais puis dès le début – j’étais content d’être là.

Inès : C’est génial ! Bonne première impression alors !
Thomas : Bonne première pie !
Inès : (rires) C’était quoi la première pie ?
Thomas : C’était le truc classique, tu sais… Mince viande. C’était pas la meilleure mais j’ai persévéré.
Inès : Parce que les pies c’est une passion qu’on a et on va créer un livre peut-être, sur les pies néozélandaises.
Thomas : Déjà, je me suis rendu compte que c’était le seul truc qu’il y avait à manger ici.
Inès : C’est vrai que niveau gastronomie… C’est pas le point fort de la Nouvelle-Zélande.
La Nouvelle-Calédonie c’était mieux niveau gastronomie ?
Thomas : Ouais c’est mieux parce déjà c’est français donc tu as quand même l’influence française.
Mais tu trouves les aliments plus chers car c’est importé.
Et puis après tu as tout ce qui est poissons, fruits de mer, etc.
Donc niveau gastronomie c’était bien mieux.
Inès : Ici aussi on dit qu’il faut manger les poissons et les fruits de mer.
J’ai pas trop testé ça je mange toujours des pies. (rires)

Thomas : Et j’ai aussi trouvé pas mal d’influences asiatiques.
Et donc niveau culinaire, c’est une barre au dessus quand même 😉
Je fais le bon français là haha
Itinéraire en Nouvelle-Zélande
Les étapes clés du voyage de Thomas au pays des Kiwis

Inès : C’est vrai ! Et donc j’ai suivi tes voyages.
Tu as pas mal sillonné les deux îles quand même ?
Peux-tu décrire pour le blog, pour l’audience un peu ton itinéraire général ?
Tu peux faire les grandes lignes du Nord au Sud, en Nouvelle-Zélande.
Thomas : Du coup j’ai comme je suis arrivé à Auckland, j’ai commencé par le Nord.
Donc je suis resté deux semaines à Auckland, puis après j’ai voyagé.
J’ai fait un tour du Nord en deux mois.
Inès : Un tour du Mordor (rires)

Thomas : J’ai fait le nord de l’île du nord jusqu’à Cap Reinga.
Ensuite, je suis redescendu par Raglan, Taranaki même si le Taranaki j’ai pas vu grand chose du coup.

Et après toute la zone du milieu : Taupo, Roturoa & Coromandel.
Donc j’ai bien sillonné le nord, et ensuite je suis parti en Nouvelle-Calédonie.

Thomas : Et pareil le sud, j’ai vraiment fait un tour.
De Queenstown jusque jusqu’au nord du Sud, donc vers Nelson.
Plusieurs destinations : Christchurch, Akaroa, Wellington.
Inès : Ah oui Wellington, on s’était rencontrés ! On est revenu avec.
Tu as vraiment fait énormément de voyage en NZ et sur l’île du Sud.
Alors c’était quoi ton itinéraire ?

Thomas : Et du coup retour au sud, j’ai fait Queenstown et je suis remonté au nord par la côte est.
Et ensuite j’ai fait tout le nord, donc Nelson Abel Tasman, Picton.
Et ensuite, je suis redescendu par la côte ouest.
En passant, par Wanaka et jusqu’à Milford Sound.
Aussi et après Milford, j’ai fait le sud jusqu’à Invercargill & Dunedin.

Inès : Et tu n’es pas allé à Stewart Island ?
Thomas : J’aurais aimé Stewart Island, mais je l’ai pas fait. C’était pas le bon timing.
Inès : Apparemment c’est la seule chance de voir des kiwis.
Thomas : Dans leur milieu naturel.
Inès : Ce n’est pas si facile que ça de voir des kiwis en Nouvelle-Zélande !
Thomas : Non c’est même très dur.
Inès : C’est à mon avis si tu vas pas Stewart Island c’est quasiment mort.
Thomas : Déjà c’est la nuit.
Inès : Même la nuit il faut avoir de la chance.
Thomas : Ou alors tu peux les voir en serres. Mais bon, je ne suis pas très fan.
Mais bon c’est pas on est encore là quelques mois : on sait jamais.
Inès : À Wellington, je suis pas sûr qu’on voit des kiwis en pleine ville. (rires)
Incroyable ! Peut-être qu’il monte Victoria peut-être cacher sous les buissons.
C’est possible, j’y crois j’y crois.
Endroits Préférés de Thomas en Nouvelle-Zélande
Les spots coup de cœur de Thomas en Nouvelle-Zélande
Inès : Et est-ce que tu as un spot que tu aimes bien ? Que tu préfères sur la Nouvelle-Zélande ?
Sur l’île du Nord. Puis du sud 🙂

Thomas : À l’île du Nord je pense c’est le Tongariro quand même – ok et sur l’île du Sud.
Sur l’île du Sud c’est compliqué.
Mais le truc que je garderai peut-être le plus en mémoire c’est le Brewster Glacier.
C’est incroyable.
J’avais jamais vu un truc comme ça 😉

Inès : Tu peux décrire un peu ?
Thomas : Bah du coup – Tu es vraiment au pied d’un glacier mais au sens littéral du terme tu peux le toucher.
Et la couleur c’est bleu translucide.
Tu as un petit lac avec des bouts de glace à l’intérieur. Tu peux te baigner d’ailleurs.
Le glacier est situé en haut de la montagne et la rando pour y aller est incroyable aussi.


Inès : Puis la rando pour y aller se mérite aussi combien ?
Thomas : En tout on avait fait 8 heures. Aller-retour.
Inès : Ah oui ok je pensais 8h pour arriver à la hutte.
Thomas : Tu as 4 heures à l’aller mais autant de temps en retour parce que c’est vraiment abrupte.
En plus, tu t’es jamais trop sûr avec la météo parce que un jour sur deux : il y a des nuages et pour le coup s’il y a des nuages tu peux pas y aller.
Enfin c’est trop dangereux.
Inès : Et la randonnée c’est quoi les paysages ? Est-ce que c’est comme on imagine, typique de la Nouvelle-Zélande ?

Thomas : Et quand tu arrives à la hutte, c’est vraiment un paysage un peu plus montagneux, avec des montagnes assez raides.
Et de la hutte tu marches comme ça jusqu’au glacier, sur un chemin qui est entretenu (à peu près entretenu) et lorsque tu arrives vraiment au glacier : c’est vraiment de la haute montagne quoi.
Enfin tu as vraiment un paysage de haute montagne alors qu’en soit tu es à 1800 mètres d’altitude !

Inès : C’est vraiment typique de la Nouvelle-Zélande ce que j’ai fait beaucoup de trek aussi.
Et en fait quand tu es Nelson Lakes ou quand tu vas sur les chemins même du Te Araroa : tu es jamais à plus de 1200 mètres.
C’est ça qui est ouf !
Thomas : Mais c’est la même chose dans les Alpes pour avoir des paysages comme ça, il faut être obligatoirement être au dessus de 2005 mètres quoi.
Même des pays comme le Népal ou le Pérou, tu as des montagnes où ça va jusqu’à 6000 mètres, mais en Nouvelle-Zélande tu vois le même genre de paysages à 1000 mètres !
Thomas : C’est exactement ça.
Bah là le Brewster Glacier c’était ça, c’était à 1800 mètres, 1007 ou 1008 et tu as vraiment l’impression d’être en haut d’une montagne de l’Himalaya quoi !

Inès : Oui, incroyable. Et est-ce que tu as vu des animaux typiques de la Nouvelle-Zélande pendant tes randonnées ?
Thomas : Ok ouais. Beaucoup de Kéas.
Et les wekas aussi. Ce sont des diables ces oiseaux. Ce sont ces oiseaux qui viennent bouffer nos chips.
Et les kéas, ouais, ce sont les perroquets alpins.
Du coup j’ai appris que c’était le seul perroquet alpin du monde, je savais pas.
Inès : C’est vrai mais c’est des animaux qui sont assez. Chapardeur à chaque fois ils veulent prendre tes affaires.

Inès : C’est vraiment des animaux qui sont endémiques de la Nouvelle-Zélande.
Et ils n’hésitent pas à faire des trous dans ta tente, et à voler toute la nourriture. Ils sont assez terribles mais c’est mon oiseau préféré de Nouvelle-Zélande. Très beau aussi avec les ailes rouges en dessous.
C’est vraiment chouette.
Thomas : J’en ai vu beaucoup à Brewster et sur la côte ouest aussi.
Inès : Est-ce que tu es resté dans la hutte à Brewster ou tu as fait la rando à la journée ?
Thomas : J’ai fait sur la journée. Mais tu peux rester dans la hutte si tu veux.
Inès : Donc plein d’endroits dans le sud et dans le nord aussi.
Donc ça, ce serait ta randonnée highlight de Nouvelles Zélande ?
Et en number 2 ? 😉
Thomas : Je mettrais Tongariro et Brewster sur le même niveau. C’est différent.

Inès : C’est vrai que Tongariro, c’est un univers qui est chouette aussi.
Tu avais fait le Tongariro Alpine Crossing ?
Thomas : Je l’avais fait à la journée. C’est beaucoup plus accessible que le Brewster.
Mais pareil en termes de paysage… Enfin moi j’avais jamais fait de randonnée au mieux d’un volcan quoi.
Moi je suis pas encore blasé avec tous les volcans, c’est trop chouette à chaque fois.

Inès : Tu préfères randonner seul ou à plusieurs ?
Thomas : Je pars randonner seul. D’ailleurs ici j’ai expérimenté un nouveau concept.
C’est tu commences la randonnée seul et tu l’as fini à plusieurs (rires)
Inès : Parce-que tu es très sociable à chaque fois !
Thomas : Bah peut-être, mais surtout tu rencontres facilement des gens en rando en Nouvelle-Zélande.

Inès : C’est une question que j’avais envie de poser aussi.
Est-ce que c’est facile de rencontrer des gens en Nouvelle-Zélande quand on commence à voyager seul ?
Parce que au début tu as commencé à voyager seul. Est-ce que tu trouves que la Nouvelle-Zélande c’est un pays où c’est facile de rencontrer des gens ou c’est un pays qui est un peu difficile ? Ou les gens ne sont pas vraiment abordables ?
Thomas : Non je trouve c’est plutôt facile.
Inès : C’est une ambiance essentiellement backpackers.
Thomas : C’est plutôt facile puis même pour parler aux kiwis. Je les trouve assez amicaux.
Tu vois la seule fois où j’ai fait du stop, c’était avec toi.
Au final, c’était facile. On a attendu 10 minutes. Ils te parlent, ils te posent des questions.
Ils sont… Accueillants.
Inès : Oui, au début on était un peu découragé mais bon, il faut être patient et on est finalement tombé sur un super gars.
➔ Lire l’article Traverser la Nouvelle-Zélande en autostop

Thomas : Mais oui après je suis du coup, je suis pas encore allé en Asie par exemple.
Apparemment, c’est aussi facile de rencontrer des gens en Asie.
C’est ce qu’on m’a dit en tout cas.

Inès : Oui c’est facile, mais après ça dépend quel pays en Asie par exemple.
Pour moi, mon expérience, le Vietnam c’était plus difficile, ils sont plus timides.
Mais quand je pars en Indonésie, tu rencontres des gens tout le temps, tout le temps même à la fin c’est limite épuisant.
Tu es sur sollicité en Indonésie et sous sollicité au Vietnam.
Et le Japon c’est pareil très timide et tu pars par exemple : en Thaïlande pays du sourire.
Tout le monde te parle partout donc, en fait très très différent selon chaque pays.
Puis j’ai pas encore tout fait en Asie, la Chine, la Mongolie…
Thomas :
Tu disais qu’au Vietnam tu es sous sollicité, en Indonésie sur sollicité.
Bon alors mon avis en Nouvelle-Zélande on est juste sollicité quoi.
Inès : Mais c’est vrai que les gens ils sont très gentils en Nouvelle-Zélande.
C’est pas un cliché. J’ai expérimenté aussi ça il y a très peu de gens… Comment dire ? Agressifs ? (rires)
Et quelle est ta ville préférée en Nouvelle-Zélande (même si je connais la réponse) ?
Thomas : Ah oui, tu penses connaître la réponse… Wellington !
Inès : Et pour pourquoi alors cette cette ville te plaît ?
Thomas : Je me suis bien senti ici.
Je trouve que c’est l’une des rares villes qui fait un peu ambiance européenne mais qui se rapproche un peu de ça avec un vrai centre-ville
Parce que il y a beaucoup de je sais pas ce que tu en penses… Mais il y a beaucoup de villes en Nouvelle-Zélande : j’appelle ça les villes cow-boys.
Avec une rue un peu western tu sais.
Inès : Ah c’est intéressant une ville cowboy ! (rires) Pour garer le cheval.
Thomas : Oui, en plus pour aller au supermarché, ils garent leur voiture juste devant.
Thomas : C’est tellement le supermarché. Dans la rue là. Juste devant le magasin. Et ils rentrent et il ressortent.
Il y a beaucoup d’endroits comme ça et Wellington c’était différent.
Et même par rapport à Auckland c’était un peu plus.
C’est un peu plus compact / condensé, mais du coup ça crée une bonne atmosphère.
Je me senti bien.

Inès : Donc c’est la raison, c’est un centre-ville qui est sympa et qui fait un peu penser aussi à l’Europe.
Thomas : Ouais ça fait du bien aussi. Ça reste quand même une ville. Ni trop grande ni trop petite.
C’est ça, ça fait pas un peu penser en France un peu à Lyon. C’est un peu le même style de ville.
Pas la même architecture mais un peu la même vibe.
Inès : Et donc ton premier tu regrettes pas Dunedin alors ton premier choix au début ou tu devais aller là-bas ?
Tu as pas forcément accroché ?
Thomas : Non, pas vraiment accroché.
Inès : Moi, j’ai aimé. Mais ça dépend de quand tu y vas, du feeling et tout.
Thomas : Ouais j’ai pas forcément eu non plus eu le coup de cœur là-bas.
Inès : Ouais non ça arrive aussi hein.
Thomas : Après la région était très cool. Même la péninsule d’Otago là autour c’était très joli (Les Catlins).

Mais je m’y suis pas vu, je me suis pas projeté quoi.
Inès : Peut-être que tu aurais trouvé dans un bar là-bas.
Thomas : J’avais peut-être trop d’attente dans la ville de Dunedin.
Inès : Peut-être aussi.
Est-ce que tu as une galère de voyage en général à nous raconter ?
Tu peux prendre le temps de réfléchir.
Même si c’est une petite galère.
Ça peut être en Nouvelle-Zélande, en Irlande, dans un voyage en France.
Ou tu as jamais eu de galère c’est bien.
Thomas : Bah je réfléchis mais non…
Inès : Trop cool !
Moi j’en ai eu des tonnes.
Thomas : Non là comme ça, il y a rien de gros qui me vient.
Bah tu pourras revenir sur la question si tu t’en souviens.
En avion ? Tu t’es jamais blessé pendant un trek ?
Moi pendant 7 ans de voyages, j’en ai eu des galères.
➔ Lire l’article Mes pires Galères en Voyage

Bon plan pour voyager pas cher en Nouvelle-Zélande
Zoom sur les bons plans en NZ
Inès : Et côté budget, est-ce que tu as des astuces pour voyager plus léger en Nouvelle-Zélande ?
Parce que c’est pas un pays qui est quand même assez cher.
Thomas : Bah déjà c’est un pays qui est quand même plus facile à visiter avec la voiture.
Inès : Dormir dans la voiture c’est ça ?
Thomas : Non, j’allais pas dire ça.
Mais en plus tu l’as déjà utilisé. C’est le site Transfer Car : j’ai trouvé ça vachement bien.
Du coup le fait de pouvoir relocaliser les voitures de location ça te fait économiser les prix sur la location.
Inès : Ça marche comment ?
Thomas : En fait des sur les sites des offres de loueurs de voitures qui veulent relocaliser une voiture d’un point A à un point B.
Parce que tu as des gens qui ont loué la voiture du point d’un point A à un point B.
Du coup ils veulent la remettre au point de départ.
Et du coup ils te disent : on te donne 5 jours pour faire Christchurch jusqu’à Auckland par exemple.

Et donc pendant 5 jours tu as une voiture gratuite quoi.
Enfin tu ne payes pas la location pour traverser la NZ.
Donc pour ceux qui veulent pas acheter de voiture…
Parce qu’après la solution, c‘est d’acheter une voiture et de la revendre.
Inès : Oui il y a énormément de personnes en Nouvelle-Zélande qui font ça aussi.
Et toi ça pas été ton choix au départ de faire ça ?
Thomas : Ça a pas été mon choix au tout départ parce qu’en plus je savais que j’allais en Calédonie après.
Inès : Oui, moi aussi on me pose souvent la question : Pourquoi tu as pas acheté une voiture ou tu fais pas un voyage en van et tout ? Mais c’était pas mon choix non plus.
Thomas : Je me suis posé la question aussi.
Mais déjà je voulais pas acheter de voiture avant parce que je partais un mois et demi en Calédonie.
Et la voiture je ne savais pas quoi en faire.
Et même en revenant, j’y ai réfléchi en revenant dans le sud.
Mais non.
Je préférais faire autrement.
J’ai fait d’abord en bus (ça marche assez bien avec Intercity) puis ensuite avec TransferCar.

Et aussi je savais que je voulais après me poser dans une ville.
Mais c’est sûr qu’acheter une voiture, ça te rend beaucoup plus libre.
Mais de ce que j’ai entendu, c’est pas mal de galères aussi.
Tu peux passer beaucoup de temps au garagiste.
Inès : Le Revers de la médaille.
Thomas : Et c’est aussi une charge mentale, de la revendre et tout.
Inès : C’est aussi la raison pour laquelle j’ai pas acheté de voiture : charge mentale et il y a beaucoup d’arnaques et pas forcément que sur les voitures. Il y en aussi sur les vans.
Oui et moi j’y connais rien en mécanique.
Je peux pas te dire si elle roule ou si elle roule pas.
Je connais rien du tout.
Donc ça c’est mauvais. Donc je me suis épargné des nœuds au cerveau.
Peut-être que ça m’aurait peut-être coûté un peu moins cher au final.
Je sais même pas d’ailleurs parce que quand je vois les sommes que certains ont dépensé en garage.

Inès : Ouais pas forcément mais non je pense qu’il faut le faire comme on le sent et moi je trouvais que tout le monde faisait ça.
Donc de toute façon tu as énormément de backpackers qui louent et qui revendent le van dans un certain timing.
Thomas : Ouais c’est ça, il faut être dans un certain timing aussi.
Si tu veux pas trop perdre d’argent et puis moi j’ai fait autrement.
Après tu vois si je voulais bosser en ferme j’aurais peut-être fait. J’aurais peut-être acheter une voiture parce que là tu vas dans les campagnes.
Tu as besoin mais comme je savais que une fois le l’itinérance terminée j’irai dans une ville.
Puis je regrette pas maintenant j’en suis pas emmerdé quoi.

Inès : Oui, est-ce que tu voulais travailler dans des fermes en Nouvelle-Zélande ? Est-ce que c’était un projet qui a traversé ton esprit ou tu voulais surtout voyager ?
Est-ce que tu préfères utiliser le Voyage du PVT ou est-ce que tu préfères utiliser le Travail du PVT ?
Thomas : Oh, clairement le voyage !

Finalement c’était mon but premier en venant ici.
Après quand je suis arrivé en Nouvelle-Zélande et avec le projet de rester en restant un an je m’étais dit. Bah oui à un moment tu vas travailler.
Mais l’objectif c’était d’arriver et de voyager d’abord.
Et d’ailleurs, j’avais préparé le voyage dans cette optique.
Et aussi d’avoir un peu des sous de côté pour les premiers mois pour pouvoir voyager tout de suite.
J’avais pas envie de travailler immédiatement et du coup j’ai pu le faire donc c’était cool.

Et donc voilà là après six mois.
Que je regrette pas en tout cas.
Et maintenant comme tu dis à voir si je travaille les quelques mois qu’il me reste.
Ou comme on en parlait tout à l’heure, essayer le wwoofing aussi.
Inès : D’accord donc ton plan c’est de continuer ton aventure en trouvant un travail à Wellington ? Ou alors tu vas tenter le wwoofing ?
Thomas : C’est la question du moment.
Thomas : Non elle est pas résolue (rires)
Je me vois rester ici encore encore trois mois environ, en Nouvelle-Zélande.
Inès : Tu penses que c’est assez pour trouver un travail trois mois ?
Ouais mais… Je me pose des questions en ce moment.
J’aimerais bien essayer aussi le woofing.
Je me dis que ça peut être une bonne expérience et peut-être un moyen aussi de rencontrer un peu plus les kiwis.
Inès : Les locaux… ça c’est sûr que l’expérience du woofing tu vas rencontrer les locaux. Tu vas directement chez eux en fait.
Thomas : Ouais ! Jusqu’à maintenant, Bon j’ai fait pas mal d’auberges de jeunesse donc tu rencontres plein de gens mais pas autant de kiwis.
Inès : Ce sera peut-être pas la même vibe.
Thomas : Non c’est bien et du coup je suis en train de penser à ça.
Donc après ou alors faire un peu de woofing et après peut-être trouver un job pour deux mois ça dépendra aussi du plan financier pour la suite du voyage.
Inès : D’accord. Ah oui parce qu’il y a une suite !
Thomas : Voilà, en ce moment c’est beaucoup de questionnements.
Inès : Oui, c’est normal d’avoir un peu des périodes de flottement où on se pose des questions pour la suite.
Parce qu’on peut pas toujours tout organiser en mode précipité.
Des fois on a besoin aussi de savoir ce qu’on veut faire.
Thomas : Même être à fond tout le temps c’est fatigant des fois.
Inès : C’est ce que je suis en train d’apprendre.
Thomas : On apprend tous les deux.
C’est presque impossible d’être toujours à fond même si on est passionné, au final.
Thomas : Mais après même quand tu es à fond là pendant six mois où j’ai bougé tous les trois quatre jours.
C’est fatigant au bout d’un moment.

Inès : C’est très fatigant. Le genre de voyage comme ça.
Qu’est-ce qui pourrait être un bon équilibre de voyage ?
Rester une semaine par endroit ? Tu l’as déjà testé je crois de rester un peu plus longtemps dans un endroit.
Qu’est-ce que tu as préféré au final bouger tous les trois quatre jours, faire une semaine ou rester long terme dans un endroit ?
Thomas : Un peu un équilibre entre tout ça.
Par exemple là tu vois quand je fais en Calédonie ?
Je suis resté un mois et demi au même endroit finalement.
Ouais et après avoir fait deux mois du coup sur l’île du Nord où j’ai bougé tout tout les trois quatre jours.
Du coup c’était cool, ça faisait une bonne une bonne coupure aussi.
Et après inversement au bout d’un mois et demi en Nouvelle-Calédonie, j’avais envie de rebouger.
Ce que j’ai fait quand je suis revenu au sud.
Inès : Oui, donc tous les 1 mois.
Ça dépend du mood. Ou même des fois, pendant mon voyage dans le sud où je suis resté un peu plus longtemps.
À Wanaka. Queenstown au début.
C’était cool!
À Nelson aussi où on est resté avec mon pote, on est resté finalement une semaine là-bas.
Inès : Ah oui, cool, j’ai fait la même chose.
Moi on me l’avait vendu un peu comme une ville absolument à voir mais au final c’est plus à vivre. Il y a pas grand chose à vraiment à contempler à Nelson.
Mais genre la ville est sympa. La vibe est cool.

Thomas : Oui, il y a un bonne atmosphère. Très loin de la mer. Il fait chaud. Il fait beau.
Inès : La ville est très sympa. Je veux dire… Il y a rien à voir dans la ville précisément.
Mais c’est plutôt le petit marché à explorer le dimanche matin, les gens, les petits points de vue.
Nelson, c’est très cool. Je suis même retournée après.
Thomas : J’ai bien aimé mais du coup c’est ça dépend des fois j’ai envie de bouger tous les jours des fois j’ai envie de rester une semaine à rien faire à un endroit.
Inès : Moi je pense que c’est parfaitement normal. Ça dépend.

Et est-ce que la France te manque ?
Thomas : Non ça me manque pas en soi.
Je ressens pas un besoin immédiat de rentrer.
La nourriture me manque un peu. Si on est honnête.
Inès : Surtout en venant d’Isère ! (rires)
Inès & Thomas : Le gratin dauphinois et la Chartreuse de Voiron.
Thomas : Non la France me manque pas forcément. Après je serai content quand je vais rentrer.
Mais bon j’ai pas de manque à me dire je veux rentrer tout de suite.
Inès : Oui, tu es plus dans le moment présent. Tu as pas besoin d’être projeté tout de suite en France.
Thomas : Oui donc pas tout de suite mais dans quelques mois je sais que je vais rentrer.
Donc non non. Ça me manque pas puis après bon j’avais déjà vécu.
Inès : Il y a des gens qui sont en manque de saucissons (rires)
J’ai croisé des gens qui étaient à Québec et en fait après six mois ils étaient en manque de fromage et tout.
Thomas : Ils ne sont pas rentrés pour ça quand même ?
Inès : Haha non.
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Thomas : J’ai craqué une fois du fromage quand même. Il y a une adresse une épicerie française. J’ai mis un peu d’argent dans le fromage de France.
Tu peux aller à Wanaka manger une crêpe faite par une bretonne, par notre amie bretonne Cindy.
77/79 Brownston Street, Wānaka 9305
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Inès : Wow, en plus des crêpes ! C’est vraiment les galettes de Bretagne, non ?
Thomas : Mais c’est pas du vrai sarrasin alors c’est pas la Bretagne. (rires) Ça me manque un peu mais pas au point de rentrer quoi.
Inès : Ok et les montagnes non ?
Thomas : Il y en a ici des montagnes. Tout va bien.
Inès : Tout va bien. On arrive presque à la fin de l’interview. Est-ce que tu as des projets pour la suite ? 🙂
Thomas : Oui. Des projets de voyage.
Inès : Ok donc c’est quoi les projets pour toi ? Le prochain gros projet voyage ?
Thomas : Là c’est l’Asie du Sud-Est.
C’est partir dans trois mois, à peu près 3 mois.
Justement j’aimerais bien, je suis jamais allé en Asie.
Donc je me dis que c’est l’occasion et puis ça m’attire. Et puis je me dis que ça va être encore plus dépaysant que la Nouvelle-Zélande.
J’ai trouvé déjà ça dépaysant mais ça reste occidental quoi.
Donc là je suis bien bien tenté de découvrir ça aussi.
Et puis les paysages ont l’air aussi incroyables.
Donc petit road trip en Asie de l’Indonésie jusqu’au Vietnam sur plusieurs mois.
Inès : Un premier long voyage !
Thomas : Oui, sur trois quatre mois. Donc organiser ça avant de rentrer en France.
Inès : Donc de l‘Indonésie jusqu’au Vietnam.
Thomas : En traversant Malaisie, Thaïlande, Cambodge, Laos.
Ouais l‘objectif c’est de ne pas prendre l’avion.
Inès : Tu vas tu vas avoir plein de choses.
Thomas : Après c’est immense, donc on verra ce qui est faisable ou pas.
Mais l’idée, c’est d’arriver en Indonésie et de repartir pour la France, depuis soit le Vietnam ou le Laos.
Inès : Et pourquoi ce choix parce que ça t’attire j’imagine.. Mais pourquoi l’Asie ?
Thomas : C’est venu un peu sur le tard parce que j’avais jamais trop pensé à la base si je devais faire un voyage.
J’étais plus attiré par l’Amérique du Sud au début.

Inès : Complètement différent ! Tout : la religion, la langue...
Thomas : Aussi en venant ici, il y a quand même pas mal de cultures asiatiques.
Et puis en discutant aussi avec pas mal de gens qui ont fait l’Asie.
Inès : mais Quand tu vas aller en Asie c’est vraiment différent.
Ici oui il y a quand même des expatriés, mais perso moi j’ai jamais retrouvé ici le même goût que l’Asie, c’est sûr.
Thomas : Oui, c’est sûr. C’est pour ça aussi que ça me donne envie de découvrir la culture asiatique.
Inès : Ouais ah c’est génial, c’est des bons projets et puis après rentrer en France, d’ici la fin de l’année.
Et on verra ce qui se passe après.
Thomas : On va penser étape par étape.
Inès : On se croisera peut-être.
En Indonésie, dans une plantation de café à Blitar peut être le Vietnam mais je suis pas encore sûr.
Faut que je vois avec les dates mais ce serait cool.
Thomas : Je viendrai te voir dans la ferme de café 🙂 Donc voilà pour les projets.
Inès : Trop bien.
Est-ce que tu auras un conseil à donner à quelqu’un qui hésite à partir en Nouvelle-Zélande ?
Par exemple, il ou elle hésite mais a vraiment envie de partir à l’autre bout du monde ?
Thomas : Mon conseil va peut-être pas être original mais en parlant un peu crûment : c’est de se mettre une pile et d’y aller quoi.
Tout simplement.
Prendre son billet d’avion et d’y aller et se dire toute façon au pire si j’aime pas bah je rentre.
Il va rien se passer d’autres.
Inès : C’est quand même l’autre bout du monde.
Thomas : Oui, mais je pense qu’on regrette surtout ce qu’on fait pas.
Donc prenez votre billet d’avion. Si vous avez envie de venir ici.
Inès : Et si vous avez de l’argent sur votre compte en banque. haha
Thomas : Oui, aussi. Si vous avez de l’argent pour faire un billet d’avion.
J’ai croisé un paquet de gens et ya personne qui m’a dit qu’ils regrettaient d’être parti.
Dont certains qui étaient. Enfin qui kiffait mais voilà sans forcément qui s’attendait. Peut-être à mieux à un moment mais j’ai croisé personne qui m’a dit :
« Je regrette d’être venu ».
Inès : Ah oui c’est vrai que j’ai oublié de poser une question.
Est-ce que tu étais fan du Seigneur des Anneaux avant de partir ?
Thomas : Ah non, pas du tout. Aucun films (rires)
Inès : C’est pourtant la raison numéro 1 pour pas mal de gens. Ouais de venir en Nouvelle Zélande pour voir les terres du Mordor et Hobbiton.
Thomas : Mais du coup j’ai fait les deux mais j’ai vu aucuns films.
J’ai vu le troisième film maintenant.
Parce que j’ai croisé deux amis français.
Mais non non j’y connaissais rien du tout je connais toujours rien du tout.
Inès : Ok donc c’est pas du tout ça.
Thomas : Je savais que la NZ c’était là où avait été filmé le Seigneur des Anneaux.
C’était très cool, même sans avoir vu les films.

Inès : Pour situer, Hobbiton, c’est au milieu de l’île du Nord à côté de Matamata et c’est les lieux de tournage du Seigneur des anneaux.
Donc c’est un peu la visite numéro 1 avec le volcan Tongariro.
C’est quasiment la visite à faire quand même, incontournable en Nouvelle-Zélande.
Thomas : Même si on n’aime pas le Seigneur des Anneaux c’est à faire
Enfin même moi sans avoir vu les films, j’ai adoré donc.
Inès : Tu as adoré voir les lieux du tournage au final.
Thomas : C’est un endroit sympa. Ça fait pas du tout hyper touristique en plus.
J’étais assez étonné que ça. Tu es au milieu des moutons.
Inès : Sauf au début quand tu pars avec tous les bus.
Mais après quand tu es dans le lieu, c’est bien fait.
Thomas : En fait c’est pas Disneyland quoi. En visitant la Nouvelle-Zélande c’est ça que j’apprécie.

Inès : J’ai l’impression que ça marche quand même bien comme pays.
Tu vois tout est bien huilé. Par exemple il y a un bus qui part toutes les heures avec la guide. C’est un pays qui tourne.
C’est pas un pays où c’est le bordel en fait.
Thomas : Ouais la rigueur anglo-saxonne 🙂
Inès : Mais je sais pas ce que tu en penses mais les gens soient assez de chill quand même.
Thomas : Oui ! Et puis… On croise quand même pas grand monde. Donc ça détend peut-être.
Inès : Merci beaucoup Thomas pour cette interview qui était super cool.
Si tu as quelque chose à ajouter sur la Nouvelle-Zélande ou en général ?

Thomas : Globalement si si vous aimez tous les types de paysages.
Que ce soit montagne mer volcans et ben là vous avez un condensé en deux îles et sur de petites distances.
C’est un peu loin mais ça vaut le coup.
Le seul souci c’est que c’est tellement loin de la France.
Thomas : Oui, ça se mérite !
Inès : Je pense que c’est quand même bien de rester assez longtemps dans le pays.
Pour profiter au minimum je dirais deux deux mois.
Parce que sinon… Pas forcément un an parce que tout le monde ne peut pas faire ça, mais je dirais au moins 1 mois.
Je dirais deux mois pour avoir un idéal.

Thomas : C’est vrai. Pour moi, l’idéal c’est deux mois parce que si tu viens en Nouvelle-Zélande, tu vas vouloir faire un mois au nord et un mois au sud.
En soi même un mois, il faut faire des choix quoi mais ça se fait.
Mais oui ! Il faut prévoir un peu de temps.
De toute façon, si tu fais 24 heures d’avion c’est dommage de rester une semaine.
Inès : Je pense que l’idéal ce serait faire si tu as pas beaucoup de temps…
Choisir une seule île et rester focus dessus, faire les incontournables du Nord ou du sud 🙂
Par exemple, au nord faire Tongariro, Auckland, Taupo, Roturoa et au sud Nelson, Wanaka, Queenstown, etc.

Inès : Une dernière question, ça me revient comme ça mais qu’est-ce que tu as pensé de la culture maori ?
Est-ce que c’est quelque chose qui t’a intéressé ?
Thomas : C’était intéressant surtout au nord, ils sont beaucoup plus présents au nord qu’au sud.
Mais tu sens que c’est beaucoup plus présent vers Roturoa ou dans le Northland. Vers Paihaia.
Après c’est un sentiment un peu un peu bizarre parce que – Tu sens que la culture maori est quand même intégrée à la culture locale.
Même quand tu vas au Parlement, tu as des écrits en maori…
Mais moi mon impression, c’est que c’est que ça reste un peu de la surface quand même.
Inès : Ça reste en surface au niveau du gouvernement ? Ils leur accordent pas vraiment de droit ?
Thomas : Honnêtement je m’y connais pas assez pour pour dire ça.
Mais si je me base sur ce que j’ai vu.
Les endroits où disons que c’était un peu plus pauvre, un peu plus populaire…
Les populations c’était des maoris.
Tu vas à Roturoa où c’est une ville un peu plus populaire, c’est la ville des maoris.

Pareil dans la région d’Hamilton ou un peu plus au nord, le Northland.
Où les populations populaires. C’est essentiellement des maoris. D’ailleurs même dans les dans les facs, dans les universités. Ils sont pas vraiment représentés.
Inès : Mais au Canada, en Australie… Je suis jamais en Australie mais ce que j’ai vu au Canada même en Amérique latine : c’est tout le temps la même histoire.
C’est les territoires pris et au final. Ils sont devenus pauvres.
Thomas : Tu as vraiment le truc où même quand tu vas sur une montagne… On te dit :
« Ok, là faut respecter parce que c’est un territoire sacré maori. »
Oui ok, je trouve ça c’est assez présent et c’est bien.
Mais enfin même là tu vois on est dans le centre ville de Wellington et les populations maoris que tu croises – c’est pas les gens les plus riches quoi !
Je sais pas après c’est juste une observation.
Je connais pas la politique en profondeur mais C’est l’impression que ça donne.
Inès : Je te rejoins quand même là dessus en vrai. Il faudrait étudier plus en détail. C’est compliqué je pense.
Thomas : Oui, c’est une grande part de la culture ici quand même.
Les quelques maoris que j’ai croisé étaient très sympa.
Inès : Moi j’en ai croisé des gentils et des moins gentils (rires). Notamment une dame qui m’a agressé dans la rue, bon !
Thomas : À Roturoa, Ils faisaient griller les cochons. Tu sais parterre là.
Inès : C’est le hāngi.

Le hāngi, c’est une méthode traditionnelle Māori pour cuire les aliments sous terre, à la vapeur.
Des pierres sont chauffées dans un grand trou, puis on y place de la viande et des légumes enveloppés dans des tissus ou des paniers.
Le tout est recouvert de terre et cuit lentement pendant plusieurs heures.
Au-delà de la cuisine, le hāngi est aussi un moment de partage et de convivialité dans la culture Māori.
Ils font griller de la nourriture sous le sol c’est ça.
Comme Roturoa c’est une ville géothermique. Ils utilisent la chaleur du sol pour faire griller la viande. C’était sympa.
Inès : J’ai jamais vu ça encore. Il me reste encore des trucs à voir !
Tu prévois d’aller en Australie ?
Thomas : Pourquoi pas c’est. Je me dis ouais tant qu’à être là.
Pourquoi pas faire un saut en Australie mais c’est pas ma priorité.
Parce que peut-être je me dis…
Ça ressemble un peu à Nouvelle-Zélande.
Donc après, à voir aussi en fonction des combinaisons d’avions pour aller en Indonésie.
Pourquoi pas aller à Melbourne ? On m’a dit beaucoup de bien de Melbourne.
Mais, je ne prévois pas de faire un road trip de plusieurs mois en Australie.
Ok bah c’est très bien.
Tu le feras peut-être un autre moment où tu as jamais un autre moment en Australie.
Là, la Nouvelle-Zélande, c’était la limite d’âge.
Inès : Ça c’est cool. Donc ça t’a pas dégoûté. Tu veux bien revenir pour de nouvelles aventures ! Merci beaucoup Thomas.

Merci d’avoir suivi l’interview de Thomas à travers 4 pays 😉
On se reverra dans quelques mois pour la Partie 2.
En attendant, si tu veux suivre ses aventures autour du monde, je te recommande son Polarstep : La Grande Vadrouille.
Pour plus d’interviews, direction : Gillian, 10 mois de PVT en Nouvelle-Zélande.






Une interview, assez complète de plusieurs pays,
Je partage ses vues sur l ecosse,l ile de skye est superbe. Thomas,
Bonne continuation sur l Indonésie, dont tu as vante les merites et qui devrait lui plaire.
Photos sympas et nombreuses.beau travail .
Hello, merci beaucoup 🙂
Oui, l’île de Skye a l’air fantastique.
Je pense que Thomas aime l’Indonésie, il voyage par là-bas en ce moment même,
Et ensuite, le Vietnam.
Bisous,
Inès