L’Art de l’Ancrage Nomade



Voyager me fait sortir de mes repères habituels, et c’est souvent là que je ressens le plus le besoin de m’ancrer.

Avec le temps, j’ai compris que l’ancrage n’empêche pas le mouvement, il le rend plus juste.

Dans ce guide, je partage ma façon de concilier ancrage et voyage, les différents types d’ancrage qui m’aident en route, et l’importance de se ré-ancrer après le retour pour mieux intégrer l’expérience.



1. Qu’est-ce que l’ancrage ?


L’ancrage ne se limite pas à un lieu fixe ; il s’agit avant tout de se sentir stable et centré, même en mouvement.

On peut être ancré intérieurement dans un projet, un blog, un journal intime, ou simplement dans ses pensées et routines.

Les relations et la communauté apportent également un sentiment de continuité et de soutien, tandis que des rituels simples — prendre son café à la même heure, faire son jogging, pratiquer son yoga ou revoir régulièrement des amis — offrent des points de repère psychologiques.

Pour les voyageurs longue durée, ces formes d’ancrage sont essentielles : elles réduisent le stress, facilitent la gestion du changement et permettent de se sentir stable malgré les déplacements, tout en protégeant le corps et l’esprit de la fatigue engendrée par la découverte permanente.

En somme, avoir au moins un ou deux points d’ancrage dans sa vie permet de profiter pleinement de l’aventure tout en restant connecté à soi-même.

 

La Pirogue et l’Arbre : trouver son équilibre


Le voyage, pour moi, c’est mouvement, exploration, liberté.

En voyage, je suis tout feu, tout flamme, à la recherche d’adrénaline, de sensations fortes, de nouvelles rencontres, de nouvelles cultures, de dépaysement.
On crame de l’énergie, c’est épanouissant, la liberté est au maximum… mais ça peut parfois sembler vertigineux.

Et pourtant, l’être humain a aussi besoin de repères, de cadrage.

C’est là que l’ancrage entre en jeu.

Comme le dit un proverbe mélanésien que j’adore :

« Tout homme est tiraillé entre deux besoins. Le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité.
Et tous les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre, jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue. »

Citation "Explore" sur fond vert

L’ancrage, c’est stabilité, repos, introspection.

Et le voyage, c’est mouvement, découverte, excitation.

Les deux sont donc complémentaires : un voyage réussi intègre à la fois découverte et repos.
Tirer trop sur l’un ou l’autre mène à une vie déséquilibrée.

Je l’ai expérimenté pendant mes voyages de plus de deux ans. J’ai tiré sur la corde : je voulais tout voir, tout faire, tout vivre, assumer et oser ma liberté jusqu’à l’excès.

La route m’a soignée, m’a rendue confiante en mes capacités, mais m’a aussi laissée surexcitée.

Forcément, le retour de bâton s’est fait sentir : l’énergie n’est pas extensible.

Parfois, il me fallait stopper quelque part, trier mes souvenirs, me déposer un temps, me régénérer.

Après plus de sept ans de voyage autour du monde, j’ai compris que j’avais besoin des deux pour m’accomplir et devenir la meilleure version de moi-même :
des phases d’ancrage, même courtes ou plus longues, selon le besoin, qui permettent de se poser, se recentrer et reprendre la route plus sereinement.

Chine Yunnan 2025

 

Les 5 Types d’Ancrage


Il existe plusieurs manières de s’ancrer : à travers l’intimité de soi, ses projets, ses relations, ses routines, ou encore ses rituels quotidiens — chacune apportant stabilité et repères, même au cœur du mouvement.

Zoom sur les 5 types d’ancrage :

Illustration d'un bateau noir à quai au port de Yakushima, avec une ancre visible juste en dessous

 

🌱 1. L’ancrage mobile


C’est quand tu choisis le mouvement comme stabilité.

Tu continues à bouger — en van, à pied, en train — mais tu poses des repères dans le changement.

Ces repères peuvent être des rituels : écrire, travailler sur ton projet, cuisiner, marcher.
Pour moi, mon blog m’a ancré, car il était toujours disponible, peu importe où je me trouvais.
Ma musique sur Spotify aussi : fidèle au poste, elle me suivait partout.

Et puis, il y avait mes innombrables cafés, à trouver chaque matin le meilleur latte… Sacré rituel !
Je faisais aussi de la course à pied pendant mes voyages (hors trek, il ne faut pas exagérer ^^).

Le rituel numéro 1 pour moi : trouver le meilleur café de la ville

 

Toutes ces habitudes m’ont permis de continuer mes voyages sans trop cogiter, sans me sentir envahie.
Évidemment, il m’est arrivé de paniquer face à certains événements : typhons, débuts de tsunami, train annulé, perte de réservations…

Mais il y avait aussi des lieux-refuges où je revenais régulièrement : un lac, un village, un coin de nature.
Et des gens-clés que je retrouvais sur la route.

Il y a eu mon ami Thomas, rencontré en Nouvelle-Zélande (clique ici pour découvrir son interview).
Thomas a été un ancrage quelque part : il m’a dit un jour

« Avec toi, on n’a pas besoin de refaire toutes les présentations, on s’apporte du soutien mutuel, une aide logistique et un voyage différent à deux, peut-être moins lourd qu’en solo. »


Il a été un point d’ancrage pour moi en Nouvelle-Zélande, au Vietnam et au Cambodge.

Avec mon ami Thomas à Angkor Wat, Cambodge 2025

 

On peut dire que l’ancrage peut venir de personnes rencontrées sur la route, d’un lieu particulier comme un wwoofing où l’on se sent bien, ou d’un espace alternatif pour souffler et se retrouver.

Il existe autant de lieux et de personnes d’ancrage que de voyageurs sur Terre.
C’est l’ancrage que j’ai le plus pratiqué dans ma vie, après de longs voyages à pied (3000 km, ma tente était mon principal ancrage), en train, itinérants, pèlerinages, à cheval… j’ai presque tout essayé en étant nomade.

 

> ➤ C’est un ancrage “souple” : tu n’as pas besoin d’adresse fixe pour te sentir enracinée

Il faut travailler cet ancrage et trouver son meilleur équilibre 🙂

 

🏡 2. L’ancrage par le projet


On peut aussi s’ancrer dans une mission ou un projet, plutôt que dans un lieu.

Par exemple :

  • Développer son blog, comme mon projet “999 vies”, qui a été mon fil conducteur tout au long de mes voyages. Je continue à le façonner à mon image, jour après jour.

  • Construire une activité nomade : écriture, coaching, photographie, création… Faire de son mode de vie un média vers le monde, partager ses expériences, écrire des articles autour de ses voyages. Cela crée un fil conducteur puissant qui permet de rester ancré d’une façon saine et motivante.

 

 

Choisir un projet, c’est vraiment évoluer selon son âme et ses aspirations, et c’est un excellent moyen de s’ancrer à sa manière.
Beaucoup de voyageurs ou blogueurs ont ainsi développé des activités comme le coaching, les podcasts ou le conseil, leur permettant de vivre tout en voyageant.

Un exemple concret : Alama et Antoine, sage-femme et photographe, ont tissé leur projet autour du voyage. Chaque jour en Asie du sud-est était stimulant et riche de sens, ce qui leur offrait un vrai sentiment d’ancrage.

Projet Midwives Around The World Interview Inspirante d'Alama et Antoine

Avoir un projet artistique ou spirituel peut aussi te relier à toi-même, où que tu sois.

Pour ma part, la photographie a été un puissant ancrage : capturer des portraits de rue, des habitants, me promener pendant des heures pour laisser place à l’inattendu…
Puis trier ces photos, les partager sur Instagram avec une communauté, recevoir des retours, créer des routines autour de ce projet… tout cela m’a donné un sentiment d’ancrage épanouissant.

➤ L’œuvre devient ton ancrage, ton port d’attache intérieur.

 

🌸 3. L’ancrage relationnel


Après de longues périodes de solitude ou de voyage, l’ancrage peut passer par les relations que l’on tisse.

Cela peut être une rencontre vraie, qu’elle soit amicale, amoureuse ou communautaire.

Un lien amoureux peut devenir un refuge, un espace où l’on peut se reposer, être soi-même et s’épanouir.

Une base amicale ou familiale, des proches que l’on retrouve régulièrement, jouent aussi ce rôle essentiel.

Le relationnel compte énormément dans la notion d’ancrage, surtout après un voyage prolongé : on a besoin d’un lieu — ou plutôt d’un lien — où l’on peut laisser tomber les armes, réfléchir à la suite, reconnecter avec ses proches.

Même un petit cercle de personnes sincères, avec qui l’on se sent compris et soutenu, peut devenir un point d’ancrage précieux.

On peut aussi trouver l’ancrage dans :

  • Des communautés éphémères ou locales que l’on retrouve à chaque voyage : un café où l’on connaît le barista, un groupe de voyageurs ou d’expatriés.

  • Des collègues ou partenaires de projet que l’on retrouve régulièrement, créant une continuité dans l’activité professionnelle ou artistique.

  • Des mentors ou guides, qui offrent des conseils et un regard extérieur rassurant, comme un point fixe dans le flot du voyage.

  • Des liens virtuels solides : des amis ou contacts que l’on garde en ligne, via des groupes, appels ou messages, peuvent aussi fournir ce sentiment de stabilité.

 

➤ On s’enracine parfois dans un lien, pas dans un lieu.

L’ancrage relationnel permet de se sentir en sécurité, reconnu et soutenu, même quand tout autour de soi change.

Il offre un équilibre essentiel pour continuer à explorer le monde avec sérénité, tout en ayant un point d’attache émotionnel vers lequel revenir.

🌍 4. L’ancrage territorial


C’est quand tu sens qu’un lieu résonne profondément — une région, un pays, une île — et que tu décides d’y revenir régulièrement, ou d’y créer une base.

Cela peut être une tiny house, une caravane posée quelque part, ou une maison partagée avec d’autres voyageurs.
Pour moi, ce fut la Normandie, puis plus tard mon camion Fuji (lire mon projet de woofing à travers la France).

D’autres lieux peuvent devenir des points d’ancrage : le Japon, la Nouvelle-Zélande, ou tout pays où tu cultives des habitudes, des relations, un travail ou des lieux préférés.
Même en ayant un point d’ancrage, tu restes libre de voyager entre deux, de revenir quand tu le souhaites et de trouver ton équilibre entre mouvement et stabilité.

➤ Tu choisis un point d’attache, mais sans jamais t’enfermer.

 

Falaises d’Étretat et l’Aiguille Croche le long du GR21 en Normandie. Trek solo en Seine-Maritime, paysages emblématiques et spectaculaires
La Normandie, ma région natale

 

Mon Plan d’Action pour l’avenir

🌸 Phase d’ancrage : tu poses tes repères en France (woofing, écovillages), développes ton blog, tes projets créatifs et tes relations, avec de petits road trips en Europe pour explorer tranquillement.

🪴 Phase d’exploration : tous les deux ans, immersion dans un ou plusieurs pays pour voyager lentement, pratiquer la photographie, l’écriture et l’introspection.

🚐 Entre deux grands voyages, vie en Europe : équilibre entre projets, nature, création et road trips dans des régions variées (France, Italie, Grèce, Espagne/Portugal, Maroc).

 

✨ 5. L’ancrage intérieur


C’est peut-être celui qui vient après tout le reste : quand tu n’as plus besoin d’un lieu, d’un couple ou d’un rôle pour te sentir “chez toi”.

Chez toi, c’est toi : tes affaires minimalistes, ta tente, ton ticket de bus… être dépouillé de tout, mais se connaître soi-même.
Voyager m’a fait réaliser une ascension fulgurante en développement personnel.

Quand tu te sens en lien avec toi-même, où que tu sois, tout devient possible.

Je l’ai ressenti tout au long de mes derniers voyages au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Asie du Sud-Est : j’étais moi-même, heureuse et libre en permanence.

Ma solitude n’était pas subie mais choisie.

Peu importe où j’évoluais, j’étais mon propre ancrage.

Il fallait se trouver pour pouvoir aimer, s’ancrer pour pouvoir apprécier le voyage.

Tout prenait sens.
Quand tu peux à la fois bouger et être apaisée, tu touches le cœur du voyage.

C’est le cœur du voyage : transformer le dehors en dedans.

À vrai dire, c’est bien cela que j’essayais de faire durant des années pour me sentir bien et en phase avec moi-même.
Pour en savoir plus : lire la rubrique réinvention / introspection.

 

Illustration d'une chouette hulotte en plein vol sur un fond blanc, symbolisant la solitude en voyage

 

🌾 Après l’ancrage : apprendre à habiter le mouvement


> Quand on a trouvé plusieurs formes d’ancrage, la question suivante arrive souvent :

“Et maintenant, comment je vis avec tout ça ?”

C’est aussi la question que je me suis posée quand je suis rentrée de voyage.

Cet article explore les suites possibles — comment on évolue une fois qu’on a compris que l’ancrage n’est pas qu’un lieu, mais une manière d’être.

 

Illustration de FAQ avec des points roses et blancs sur un fond blanc

 

✈️ 1. L’équilibre mouvant


Trouver le juste rythme entre racines et liberté, c’est apprendre à sentir quand repartir et quand rester.

Créer un cycle nomade — partir, s’imprégner, revenir, se déposer, puis repartir — permet de profiter de la découverte tout en gardant des repères.

Même en mouvement, de micro-ancrages comme un rituel du matin, un carnet de notes ou la photographie offrent stabilité et continuité.

L’équilibre mouvant combine immersion culturelle, introspection et repos, pour transformer le voyage en respiration consciente : être pleinement présent à chaque lieu tout en restant connecté à soi-même.

 

💬 “L’ancrage, ce n’est pas le contraire du voyage, c’est sa respiration.”

 

Inès souriante à Yoron Island, Japon, avec la mère et les enfants dans un magasin après avoir reçu un cadeau. Moment de joie et convivialité, ambiance chaleureuse et humaine

 

🌙 2. L’intimité avec le monde


Retrouver du lien au-delà des appartenances, c’est apprendre à développer une présence ouverte et consciente.

Nouer des liens éphémères mais vrais — amitiés de passage, amours en voyage — permet de trouver une profondeur dans chaque rencontre, même brève.

Cette posture te permet de t’ouvrir au monde sans te disperser, en laissant chaque échange enrichir ton chemin intérieur.

 

💡 Piste à explorer :

> Et si chaque rencontre devenait un miroir de toi-même plutôt qu’une attache à garder ?

 

 

🌻 3. Le refuge intérieur


Construire un espace stable où que tu sois peut passer par un carnet, de la musique, un objet cher ou un rituel quotidien.

Travailler à une écologie intérieure — moins de bruit, plus d’écoute — permet de cultiver la paix dans le chaos et le silence dans le mouvement.

“Quand tu n’as plus de maison, ton cœur devient ton abri.”

Ton refuge intérieur devient ainsi ton port d’attache émotionnel, disponible à tout moment, même en mouvement.

 

🪞 “Quand tu n’as plus de maison, ton cœur devient ton abri.”

 

Inès souriante et rayonnante à Yoron Island, Japon, parcourant l’île à pied. Sac à dos et tenue rose, esprit baroudeur et aventureux

 

🔥 4. L’engagement nomade


Voyager en laissant une trace juste, sans forcément s’enraciner, c’est apprendre à contribuer au lieu que l’on traverse.

Participer à des projets locaux, aider, transmettre, partager son savoir ou ses compétences permet de voyager autrement : moins consommer, plus semer du sens.

Chaque action devient alors un échange équilibré entre toi et le monde que tu visites.

 

💬 “Le vrai ancrage, c’est quand ton passage nourrit le lieu autant qu’il te nourrit.”

 

Inès fabriquant et posant la cire sur les différents cadres destinés aux ruches lors de son projet Workaway au Japon

 

🌕 5. L’amour comme port d’attache mouvant


Aimer sur la route, c’est apprendre à concilier nomadisme et relation profonde.

Il s’agit de réinventer la notion de couple : deux trajectoires libres mais reliées, où la sécurité se trouve dans le lien et non dans la possession.

L’amour devient alors une aventure à part entière, une manière d’explorer autrement, en continuant à se découvrir soi et l’autre, même en mouvement.

 

 

🌿 6. Le retour cyclique


Revenir n’est pas régresser.

C’est réhabiliter le retour comme une étape essentielle du voyage, une occasion de se reconnecter aux lieux qui nous ont transformés.

Observer comment toi, tu as changé, même si le décor est resté le même, permet de mesurer l’évolution personnelle et d’intégrer les expériences vécues.

💬 “On ne revient jamais au même endroit. On revient avec une autre âme.”

 

Mon avion Aeromexico dans les airs, mais mes pires galères de voyage étaient loin d’être derrière moi. Entre turbulences et imprévus, le voyage ne se passait pas comme prévu

 

Comment équilibrer voyage et stabilité ? Trouver l’ancrage dans un monde nomade


Voyager constamment peut être une aventure exaltante et pleine de découvertes, mais à un moment donné, on peut se retrouver face à un besoin profond de stabilité et d’ancrage.

La question qui se pose alors est : comment trouver cet équilibre entre la liberté du voyage et la nécessité d’avoir une base solide dans sa vie ?

Silhouette d'un humain en méditation zen sur un fond blanc

1. Comprendre son besoin d’ancrage


L’ancrage est ce qui nous permet de nous sentir enracinés, en sécurité et alignés avec nos objectifs à long terme.

Pour les voyageurs, l’ancrage ne signifie pas forcément un endroit fixe.

Il peut s’agir de relations solides, de projets personnels ou même d’une routine qui offre une stabilité émotionnelle, mentale et physique, tout en permettant de continuer à explorer le monde.

En général, le voyageur n’aime pas qu’on l’enferme dans des principes ou des cases pré-établies.

Il souhaite s’ancrer à sa manière, entre liberté et répit.

 

Retraite spirituelle Thaïlande, Temple Vipassana Inès
Retraite Vipassana Thaïlande 2024

 

2. Trouver des repères réguliers dans le voyage


Voyager n’exclut pas la stabilité.

Il est possible de créer des repères qui nous permettent de garder un sens d’ancrage tout en étant mobile.

Par exemple :

  • Planifier des périodes de repos : Savoir quand et où se poser, même temporairement, pour reprendre ses forces. Organiser son emploi du temps de façon à laisser de la place à des personnes importantes pour soi-même ;
  • Entretenir des liens épanouissants : Garder des relations proches et de confiance, même à distance, permet de maintenir un sentiment de stabilité émotionnelle ;
  • Routines flexibles : Établir une routine qui puisse être adaptée aux voyages, comme méditer, faire du sport ou écrire chaque jour. Ces petites habitudes offrent un ancrage, même en déplacement.

 

 

3. Le travail nomade : Trouver un équilibre entre passion et rentabilité


Beaucoup de nomades numériques ou de voyageurs à long terme se retrouvent dans la nécessité de trouver un travail stable tout en ayant la liberté de voyager.

Ce défi nécessite de trouver un équilibre entre travailler pour subvenir à ses besoins et se laisser le temps de profiter du voyage.

Guide complet sur les différents types de voyage

  • Rechercher des missions ponctuelles : Accepter des missions de courte durée peut permettre de s’ancrer brièvement dans un lieu tout en s’offrant la liberté de voyager ensuite.
  • Construire un revenu passif : Pour ceux qui cherchent un mode de vie plus autonome, les revenus passifs (comme les revenus d’affiliation ou la vente de produits numériques) peuvent offrir plus de flexibilité et permettre de voyager tout en ayant une stabilité financière.
  • Opter pour du volontariat et bosser en freelance en parallèle pour donner du sens à ses projets, et continuer de les développer graduellement.
    C’est ce que je pense faire en alliant vie en camion / wwoofing / développement de mes projets freelance (blogging, coaching, photographie, création d’itinéraires de voyage)

 

Fuji, mon nouveau compagnon de voyage en France

 

4. L’ancrage dans les passions et projets personnels


Lorsque tu choisis de voyager sans avoir une base géographique stable, il est primordial de trouver un autre type d’ancrage : celui lié à tes projets, ta passion et tes objectifs personnels.

Pour certains, cela peut se traduire par :

  • Un projet créatif : Créer un blog, écrire un livre ou développer une activité artisanale.
  • Les relations professionnelles : Construire des collaborations régulières, que ce soit avec des clients, des partenaires ou des équipes, peut offrir un sentiment de sécurité tout en restant libre.

 

 

5. Les moments de pause : Un ancrage essentiel dans le voyage


Il est normal de prendre des moments pour revenir à soi, que ce soit dans un endroit calme et stable ou dans la tranquillité d’un lieu que tu apprécies particulièrement.

Ces pauses peuvent aussi être un moyen de réfléchir, d’évaluer ses priorités et de se réorienter si nécessaire.

Et aussi de prévoir la suite des voyages (ou non)

Illustration du Mont Saint-Michel dans un style normand, mettant en valeur son abbaye emblématique et son environnement maritime

Moi, je retourne en Normandie après de longues périodes d’exploration, dans ma famille.

C’est mon ancrage, là où je suis en sécurité et accepté.

Mais ça peut aussi être un lieu alternatif : volontariat, appartement, van, tiny house, etc.

 

Illustration d’Inès, manteau rouge, baroudeuse, sautant en l’air devant son van aménagé. Image représentant l’esprit d’aventure et le projet de voyage en France

 

6. Équilibrer l’imprévu et la planification


L’une des clés pour combiner voyage et stabilité réside dans la capacité à jongler avec l’imprévu tout en ayant une planification souple.

Par exemple, tu peux décider de voyager librement tout en définissant des moments où tu te fixes des objectifs ou des étapes importantes (comme des dates de retour dans un lieu précis, des étapes de ton projet, etc.).

De cette manière, la vie prend une direction établie mais en laissant place à la beauté de l’imprévu sur le moment présent (T).

C’est comme ça que j’ai toujours fonctionné, j’adore établir des plans et réfléchir à mes objectifs…

Mais quand vient le moment de les réaliser c’est en mode freestyle.

Et personnellement, j’adore ça !

 

 

7. L’ancrage intérieur : Le voyage comme évolution personnelle


Finalement, l’ancrage ne réside pas toujours dans l’extérieur.

Trouver un équilibre entre voyage et stabilité peut aussi passer par l’introspection et la croissance personnelle.

Les voyages offrent une opportunité d’évolution, et il peut être bénéfique de se centrer sur soi-même pour comprendre ce que tu veux vraiment.

Moi j’en suis intimement convaincue, à 100% !

 

 

Voyager et rester stable ne sont pas incompatibles.

Ce ne sera pas la stabilité décriée par la société ou les attentes implicites des autres.

Mais c’est ta propre stabilité & ancrage.

En allant doucement, en alternant mouvement et ancrage, et en cultivant à la fois création, lien et introspection, chaque expérience devient à la fois aventure et enracinement. 🌸

Voyager tout en restant stable n’est pas une mission impossible. C’est une question d’équilibre, de gestion de ses besoins émotionnels et pratiques, et de savoir quand il est temps de ralentir.

Que ce soit par le biais d’une routine, d’un projet, de relations ou de moments de pause, il est tout à fait possible de profiter pleinement de la liberté des voyages tout en conservant un ancrage solide et nourrissant. 

Et toi…

Quelle petite action peux-tu mettre en place dès aujourd’hui pour trouver ton équilibre entre mouvement et ancrage ?

Répond moi par une phrase en commentaire 🙂

Pour aller plus loin, je te recommande la catégorie Réinvention/Introspection du blog 999 vies.

 

Laisser un commentaire

Cet article a 2 commentaires

  1. DEFLERS MARIO

    Que dire de plus sur l’ancrage …
    Bien au-delà de cela, tu nous montres modestement que pour faire face aux difficultés il faut s’accrocher à nos racines. C’est à ce moment, qu’on se retrouve au pied de l’arbre et son réconfort.
    Dans tes écrits, je retrouve Inès que j’ai croisé dans les montagnes des Pyrénées il y a déjà 5 ans, ou avec un sac à dos démesuré, tu faisais face aux difficultés des dénivelés et des journées harassantes, tout en gardant ton sourire.
    Déjà, tu allais chercher au plus profond de toi cette force intérieur.
    Aujourd’hui, ton ÉNORME expérience, ta permis de gagner sûrement en sagesse pour aller plus loin.
    Tes ancrages et ta sérénité t’ont permis de franchir toutes ces frontières, au sens propre comme au sens figuré 😉
    Merci pour tout cela, parce que je suis sure que, comme pour moi, les voyageurs qui te lisent, revivent leurs aventures.

    1. Ineys

      Merci beaucoup Mario, ton message me touche profondément.
      J’étais vraiment contente de te croiser sur mon chemin dans les Pyrénées à l’époque — ces moments-là laissent une trace, même des années plus tard.

      Oui, réfléchir à l’ancrage après autant de voyages me paraît aujourd’hui presque évident. Plus on va loin, plus on ressent le besoin de savoir d’où l’on vient.

      Merci sincèrement d’avoir pris le temps de laisser un commentaire aussi détaillé et sensible. Ce genre de mots me porte et me pousse à continuer à écrire, à partager, même quand le doute s’invite.

      J’espère vraiment qu’on aura l’occasion de se recroiser en 2026 🤍

Ineys

Hey ! Je suis Inès, 33 ans et aventurière à temps plein maintenant. J’ai créée 999 vies pour partager avec toi mes aventures et conseils de voyage en solo + alternatif. Je voyage depuis plus de 7 ans, du Pérou jusqu'au Canada, de l'Europe à l'Asie sans oublier la Nouvelle-Zélande, la Chine & la Mongolie <3